‹ Répertoire d'optiquemoderne, ou analyse complète des travaux modernes relatifs aux phénomènes de la lumière (volume 2)Chapitre 10 sur 31 · ET LA CHALEUR · texte numérisé non relu

ET LA CHALEUR

Dans tous les rapports intimes que Ton découvre entre Télectri* cité et les autres forces de la nature , il est toujours un grand fai( capital» primitif, qui, semblable à un germe mystérieux et fécond, renferme tous les faits secondaires, et comme un monde entier. Il sofSt de Tobserver avec soin , pour le voir se développer successivement» et arriver bientôt à la connaissance d*un grand ensemble. Tel fut» par exemple, pour réicctro-chimie, le phénomène de la décomposition de Teau» c'est-à-dire celte apparition constante de Toxygène au pôle posiiif, et de rbydrogône au pôle négatif de la pile,. Tel fut, dans rélectro-magnétisme, le grand fait découvert par CErsted, et qui consiste en ce que l'aiguillo magnétique se place toujours transversalement ou à angle droit, au-dessus et au-dessous du ûl conducteur du courant, et de telle sorte que sa polarité ait toiyours la m$ni9 relation I dans les m^mes circonstances, ovec la polarité de la pile,

Développés par Iss savantes recherches des Pavy, des BerxéliuSi

i080 NATURE INTIME DU SPECTRE SOLAiRE.

des Ampère, des Arago, des Faraday, ces deux faits priiiiiti& soat devenus les premiers anneaux de deux sciences aujourd'hui fort étendues et presque complètes.

: Mais il est une science encore à naître, par rapport à laquelle nous ne faisons que balbutier : c'est celle de la nature de la lumière et de la chaleur, et de leurs rapports avec l'électricilé, qui si souvent les fait naître. Si jusqu'ici cette nature et ces rapports sont restés inconnus, ne serait-ce pas parce que nous' n'avions pas découvert encore le fait fondamental, qui doit être le point de départ nécessaire de toutes les découvertes à venir 7 Ce fait capital ne serait-il pas celui que M. le docteur Neef vient de révéler ?

On admettait, jusqu'ici, que la lumière électrique était un phénomène auquel les deux électricités prenaient part, et qui se produisait entre les deux pôles, quand ils étaient séparés par un corps mauvais conducteur. On n'était pas allé plus loin. A toutes ces questions : L'une des électricités ou toutes les deux sont-elles lumineuses par elles-mêmes ? La lumière sous forme de fluide les accompagne-t-elle? Est-ce le milieu électrique qui devient lumineux? Le développement de la chaleur joue-t-il un rôle important dans la production de la

lumière ? la théorie et l'expérience n'avaient encore rien répondu de satisfaisant M. Neef, à Taide d'un instrument habilement construit, qu'il a appelé électro-moteur-magnétique, et qu'il manie avec la plus grande dextérité, est venu éclairer d'un jour nouveau ces nombreuses obscurités.

On sait que dans cet appareil, que plusieurs physiciens ont vu fonctionner à Paris, il se produit, entre le marteau et l'enclume, c'est-à-dire, entre une petite lame et une pointe de platine, à chaque rupture du courant, ce qu'on nommait jusqu'ici une étincelle électrique, qui allait, suivant le langage reçu, d'un pôle à Tautre. Cette étincelle n'est nullement le résultat de la combustion du métal ; car, quand on se sert de courants très-faibles, l'apparition de lumière coïncide avec un dégagement de chaleur insensible. La vérité est que le phénomène de lumière apparaît au pôle négatif, jamais au pôle positif. On le voit avec évidence, quand on étudie sa manifestation dans l'électro-moteur, avec une loupe ou un microscope. Et c'est en cela que consiste la belle découverte de M. Neef. Déjà , avec un appareil qui grossit cinq fois, on ne peut plus se faire illusion sur la

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