‹ Répertoire d'optiquemoderne, ou analyse complète des travaux modernes relatifs aux phénomènes de la lumière (volume 2)Chapitre 26 sur 31 · ANALYSE DES SPECTRES DES UÉSEÀUX · texte numérisé non relu

ANALYSE DES SPECTRES DES UÉSEÀUX

bans cette formule, tare oa la distance est positive du côté du rouge, négative du côté de Textrémîté violette, et l'unité de longuenr, pour la mesure des longueurs d*onde, est la millionnième partie du millimètre.

La formule, déduite de la relation que M, Leblanc a découvert en partant de l'hypothèse de Newton, est

mais elle donne, pour des longueurs d'onde correspondantes aux extrémités du spectre, des valeurs très-difTércntes des longueurs observées. Si Ton fait dans la formule, d'abord y = -- tt, puis y — + xr, on trouve

X— it=ô69, Xït= 738.

Ces valeurs correspondent aux extrémités violettes et rouges du spectre, et comme la seconde valeur est deux fois plus grande que la première, il faut en conclure que la longueur d'onde du rayon rouge extrême est double de h longueur d'onde du rayon violet extrême, lorsque ces rayons extrêmes, comme Fraunhofer l'a fait, sont observés au moyen d'une lunette,- et que l'on s'arrête au point où les couleur s sont encore visibles.

Si dans cette même formule on fait ^ =? 0, on a

)^ = 553,59 c'est-à-dire qu'au milieu du spectre, la longueur d'onde est égale à 553,5 millionnièmes de millimètre. Or, nous avons remarqué que ce point milieu correspond au maximum d'intensité ; si donc l'on admet qu'il y a dans chaque portion du spectre le même nombre de rayons, il faudra dire que la' portion dans laquelle la longueur d'onde est égale à 55 3 ,5 millionnièmes de millimètre sont plus efficaces ou plus aptes à produire la sensation de la lumière , et que cette aptitude à la production de TefTet physiologique, désigné sous le nom de vihion, diminue, soit que la longueur d'onde augmente, soit qu'elle défroisse, et qu'enûn elle est presque nulle, quand celte longueur d^onde a crû ou décru du tiers de la longueur d'onde correspi^ndante au maximum d'effet.

5. La simplicité de ces résultats nous amène à conclure que pour reconnaître le mode de partage et la nature des divers rayons, qui

f370 DI8PERS10I9 ET REFRi^TlOIf DtE LA LUMliRE^.

•ntreat dans h composition de la lamière solaire, il iopportei grainje^ ment de n'employer qne les spectres donnés parles réseaax» parce que ee sont les seuls spectres normaux. Oans ce spectre, la lumière est symétriquement partagée à partir du milieu, et les relations entre fos longueurs d'ondes des rayons et les distances au centre des points où^ apparaissent les couleurs correspoocboies sont e^imées par une loi très-simple, déduite directement de l'expérience.

Dans la seconde partie de son Mémoire, M. Mosotti développe lea preuves mathématiques des déductions énoncéesdans la première par-^ lie. Nous emprunterons seulement à cette seconde partie quelques nombres qu'il importe de rappeler souvent. Fraunhoier, en observant avec son incomparable théodolite un spectre produit par les réseaux, trouva que les valeurs moyennes des longueurs d'ondulations correspondantes aux raies principales, et exprimées en millionnièmes de millimètre, étaient

688* 656' 589^ 526' Û84' 429' 39S' M. Aiosotti conclut des observations de Ffaonholer que les rapports des intensités lumineuses, pour les mêmes points, sont expri^ mes par les nombres suivants

9054- 30851* 294375* ?15187' 145931' 39316' 9471' Si, comme l'a fait Newton, on voulait comparer les valeurs des^ longueursd'onde correspondantes aux raies principales, avec les valeurs des tons de l'échelle diatonique, ou trouverait, en partant, d'une part, du son ut*, dont la longueur d'cmduktion serait prise pour unité, de l'autre, d'un point A, pour lequel la longueur d'ondulation serait 738, et prenant pour unité de longueur d'onde 1/738, que les longueurs d'ondes correspondantes aux divers sons de la gamme dia*tonique, et aux intervalles

1, 17/25, 9/8, 6/4, 4/3, 25/18, 3/2, 5/3, 13/8, 2, devraient être

738 ; 688,13 ; 656 ; 590 ; 553,5 ; 531 ; 492 ; 443 ; 393,5 ; 369 i tandis que les longueurs d'onde pour les raies principales sont

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