CONSTITUTION DU SOLEIL
Dans son incomparaUe analyse hislorîqnt et criliqoe de la vis et des travaux de sir WiUiaffi .HeiscbeU» le pmnier.de ces | illustras a rassemblé tout ce que la science a balbutié sur h i du soleil et de la hunière ; écoutone-le. .
Alexandre Wilson admit» diès 177/i« que le wMl était < deux matières de nature trèenlifférente s que ea maase était i solide non lumineux et noir ; que cette masae énorme était ferle d*uqe substance enflammée* fluide jusqu'à un eerlais peiBC, ressemblant par sa consistance, h. un brouillard épais.
Bode en 1776, fit du soleil un cofps ubseor comme notre tcRt, solide en partie, en partie couvert de liquides « envelop^ d'une atmosphère de vapeurs et d'une atmosphère himineuee, phs on moins irrégulières en certains endroits, plus ou moine déprimées en d'autres, ayant leurs vagues, etc,
Mitchell disait, en 178S, que la clarté eicessive et anivendindn la surface solaire provient probahleneot d'une atmosphère hminenie dans tontes ses parties, et douée aussi d'ui^e çenaiae tMiapiNiioni de sorte qu'il résulterait de cette constitution que Fosil reçoit dee rayons ? enant d'une grande profondeur.
Herscbell déclara, en 1795, être convaincu que la substance par l'intermédiaire de laquelle le soleil brille , ne saurait être ni on liquide ni un fluide élastique , qu'elle doit être analogue à nos nuages et flotter dans la matière transparente de l'astre. D place
fDtre le corps solide dn soleil et la couche extérieure de nuages phosphorlques une couche atmosphérique plus compacte, beaucoup moins lumineuse, ou qui même ne brille que par réflexion. Il reconnaît que ces deux atmosphères doivent avoir des mouvements tout-à-fait indépendants, et ne paraît pas toutefois s*ét?e prononcé d'une manière définitive sur la question de savoir si elles sont en contact immédiat ou si un intervalle les sépare.
Suivant le grand astronome, un fluide élastique d'une nature inconnue se forme incessamment à la surface du corps obscur d\i soleil , et s'élève dans les hautes régions de l'atmosphère , a cause de sa faible pesanteur spécifique. Quand ce gaz est peu abondant , il engendre de petites ouvertures dans la couche inférieure des nuages réfléchissants : ce sont les pores.
Le gaz 9 en arrivant dans la région des nuages lumineux , est brûlé et se combine avec d'autres gaz ; la lumière résultant de cette combustion n'est pas également vive partout : de là les ride?.
Les nuages lumineux ne se touchent pas parfaitement ; les interstices qu'ils laissent entre eux permettent de voir les nuages intérieurs à l'aide de la réflexion qui s'opère à leur surface. Cette réflexion étant comparativement faible, le soleil doit paraître peu lumineux dans les régions où elle a lieu. Le mélange de cette faible lumière réfléchie et de la vive lumière excitée par les parties élevées des rides doit donner au soleil une apparence jooen/iY/^e tant qu'on n'emploie pas un très fort grossissement.
Un courant ascendant de gnz , plus fort que les courants générateurs des simples /)we« , donne naissance aux larges ouvertures. Si les nuages lumineux ne cèdent pas de suite à l'impulsion de la force qui tend à les séparer, ils s'accumulent près de l'ouverture, et il en résulte des facules ou taches lumineuses , rondes ou allongée.
Les courants ascendants les plus intenses diviseront sur une grande étendue l'enveloppe continue que forment les nuages inférieurs ; ils divergeront en continuant à s'élever entre les deux couches , et opéreront dans l'atmosphère lumineuse une éclaircie plus étendue encore. Dans le voisinage de cette éclaircie, certaines parties du courant ascendant iront fournir un nouvel aliment à la conobustlon : de tout cela résulteront des noyaux^ des pénombres et des farules.
M. Arago termloe ainsi ce résumé rapide : « S'il m*était permis (lo sortir du cadre de cette notice , des phénomènes de polarisation permettraient, en plus d'un point , de substituer des faits positifii, des démonstrations catégoriques aux raisonnements simplement bégayés par Herschell. » Et en effet , l'étude que M. Arago a laite de la lumière solaire au moyen de son polariscope Ta forcé d'admettre que cette lumière provenait, non d*un corps solide iacaodescent , mais d*une masse gazeuse.
Disons en passant que Bode et Herschell ont cru le soleil habité. Suivant Herschell , si la profondeur de l'atmosphère solaire dans laquelle s'opère la réaction chimique lumineuse s'élève à un millier de lieues , il n'est pas nécessaire qu'en chaque point de la surface du noyau du soleil l'éclat surpasse celui d'une aurore boréale ordinaire. Le noyau solaire peut d'ailleurs n'être pas très chaud malgré l'incandescence de l'atmosphère lumineuse.
Le docteur Elliot , qui peuplait aussi le soleil d'habitants , soutenait, dès 1787, que la lumière du soleil provenait de ce qu'il appelait une aurore dense et universelle.
La portée de ce rapprochement sera mieux comprise après te longs développements dans lesquels nous sommes entré au sujet de Taurorn boréale ; on verra comment la lumière et la chaleur solaire peuvent trouver leur source dans des courants électriques.
Parce que les rayons du soleil nous semblent vraiment br&lants dans certaines circonstances, nous nous imaginons que sa teropé rature est ex essivement élevée, qu'elle est bien supérieure à celle des corps incandescents que nous observons sur la terre ; et nous avons raison dans le jugement que nous portons : j*ai entendu néanmoins un physicien instruit, mais quelque peu paradoxal, affirmer que cette analogie n'avait aucun Fondement. « Il est plus probable même, disait-il, qu'elle est inadmissible. » Lors même que la température du soleil ne serait pas excessivement âevée, le flux continuel auquel sa présence donne naissance sufBI à expliquer tous les phénomènes dont nous sommes témoins , pourra que l'on admette que la quantité de chaleur perdue dlfftre t^mut quantité finie , mais d'ailleurs aussi petite que l'on voodm, de la quantité de chaleur reçue. Un filet d*eau aussi mince qu'on poiom le concevoir finira , si on le suppose vraiment continu, par remplir le plus vaste bassin. Les rayons calorifiques solaires ne produisent
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des effets énergiques que par leur accumulation. La coudensation qu'ils éprouvent dans Tatmosphère suffit à nous échauffer fortement au niveau des mers ; mais cette même condensation est inefficace sur les hautes montagnes. Et là même > cependant, Tillustre Saussure a fait bouillir de Teau en Texposaot aux rayons à peine tièdes du soleil » en s'aidant d'un artifice extrêmement ingénieux , qui consistait à placer Teau dans un vase tellement enveloppé que la déperdition de chaleur devenait impossible.
Rien n*eropécfaerait donc , concluait le physicien dont nous parlons, que la chaleur à la surface du soleil fût très to1érabl«» ainsi qne Téclat iumioeux. Nous accepterions avec beaucoup de peine cette idée par trop paradoxale. Arrivons maintenant à Fana* ly^ du spectre solaire suivant Newton et Brewster.