‹ Répertoire d'optiquemoderne, ou analyse complète des travaux modernes relatifs aux phénomènes de la lumièreChapitre 4 sur 81 · CHATOIEMENT DES SURFACES CRISTALLINES · texte numérisé non relu

CHATOIEMENT DES SURFACES CRISTALLINES

En examinant à l'aide de la lonpe dichroscopiqae la réflexion de lumière ordinaire diffuse, par exemple, le gris clair des nuages, sur fine surface de verre parfaitement polie, toute la lumière réfléchie passe dans l'image supérieure E, tandis que Timage inférieure O p9ratt sans éckt.

La première image est formée par le rayon ordinaire, la seconde, par le rayon extraordinaire du spath calcaire. L'image inférieure est noire, quand on a choisi un verre noir, on quand en général on a empêché qu'aucune lumière étrangère ne parvienne de l'intérieur dn Terre transparent à l'œil. Tous ces phénomènes ont heu, du reste, sou's l'angle de polarisadon.

Si le verre est transparent et coloré, on non transparent, c'est-àdire de la non- transparence blanche de sir D. Brewster, mais en même temps coloré, alors l'image supérieure est claire, l'image inférieure sans éclat et colorée. En éloignant la source de lumière, les deux images paraissent de la même couleur» sans que Tune soit plus claire qne l'autre. La lumière colorée de l'intérieur du corps n'est pas polarisée : c'est de la lumière dispersée. La couleur, ainsi que cela a été récemment observé par M. Botzenhart, n'est pas immédiatement réfléchie à la surface, mais elle pénètre d'abord plus avant dans l'intérieur du corps, et c'est ainsi que, modifiée , elle sort sous forme de lumière dispersée. Cependant, sous un angle plus ou moins grand que l'angle de polarisation, il entre aussi dans l'image inférieure un peu de lu* mière réfléchie.

Pour les métaux, où la polarisation ne devient complète qu^après plusieurs réflexions, une grande portion de lumière réfléchie passe dans l'image inférieure £• Les métaux qui sont recouverts d'une couche brillante transparente produisent les deux images colorées^ mais l'image supérieure, en raison de la réflexion plus forte à la première surface, est plus blanche. Quand on colore d'avance^ à l'aide de verres transparents, le rayon lumineux qui va être réfléchi, les deuxâmages sont colorées. Les surfaces ternies, couvertes par conséquent de feuilles minces d'une substance étrangère, présentent des phénomènes analogues, mais très-variés, et quelquefois très-curieux. Si la lumière réfléchie à la première surface de la couche mince interfère avec celle réfléchie à la seconde surface, toute la lumière est ordinairement polarisée, et la couleur passe exclusivement dans l'image supérieure.

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