‹ Répertoire d'optiquemoderne, ou analyse complète des travaux modernes relatifs aux phénomènes de la lumièreChapitre 53 sur 81 · DES HALOS · texte numérisé non relu

DES HALOS

j'ai vapjfùÊé k soleil à une bautear de -f- 1** : ie halo le plus complexe possible se compose alors do halo de 22 degrés proprement dit, de celai de &6 degrés , de l'arc tangent supérieur au halo de 22 degrés » de la lueor verticale de première espèce, et quelquefois des deux faux soleils.

La deuxième figure, 76 du Mémoire, a été dessinée pour une hauteur d'environ 18 à 20 degrés, j^e montre le halo de 22 degrés avec son arc tangent supérieur, le halo de 46 degrés avec son arc tangent supérieur et ses arcs latéraux , le cercle parhélique avec les parhélîes de 22 degrés, les paranthélies de 120 degrés, l'anlhéile et la croix à huit branches qui passe alors par l'anthélie , enfin la lueur verticale de deuxième espèce.

La troisième figure, 77 du Mémoire, convient à une hauteur de li5 degrés. On y voit le halo de 22 degrés avec son halo circonscrit, le halo de 46 degrés avec ses arcs tangents latéraux, le cercle parhélique avec les parhélies extérieurs au halo circonscrit, les paranthé* lies de 120 degrés, l'anthélie et la croix à U luranches de ranthélie.

Enfin la dernière figure, 78 du Mémoire, appartient an cas où le soleil aurait 65 degrés d'élévation. Le phénomène se compose alors 4a halo de 22 degrés, du cercle parhélique avec les paranthélies de 120 degrés, et du halo de 46 degrés (ordinairement réduit à sa par« lie inférieure) avec son arc tangent inférieur.

Un halo quelconque ayant été observé, si Ton jette les yeux sur ces figures, on aura^aussitôt Texpllcation des diverses courbes ou taches lumineuses, et, si quelque partie du météore échappait à cette comparaison, elle rentrerait dans la classe des phénomènes pfais

if24 OPTIQUE mSi&^ALOGIQUB.

f?r«p qqe |ç o'^i pa$ cca devoir liguref . Foor ^ifi P^« < soit plus instrucUvç, leç^Ugnes luxnioepses dues au:^ groupfft B^ 1« 2, 3 ou a de pos cri£iUu3( oot été gravée» auec des tra^s difféiwls» et j'eo ai fait de mène pour le$ parhélies et p^antMlieft con«i^adaai i ces divers groupes.

En termiQs^ot j'appellerai de «ouveau TattentiQ^ dea obwrvAteors ftiir la nécessité de ^le^^res aRgulairea précises* et «tasl, ce qui n'exige remploi d'aucun iustrument, sur l'utilité de notée avec soin Tprdre des diverses couleurs, kor éclat relatif et celui des différentes garties d'un même arc. La connaissance du mode de distrît)utk>n el ^e l'inten^té des teintes est d'une extrême importanee pour la théorie des phénomènes que nous venons d'étudier, t

Sur la polarisation de la lumière des halos.

' M Su étudiant la lumière des halos au point de vue de la nature de M polarisation, on peut soumettre à de nouvelles épreuves les théories défeloppées dans ce mémoire. Depuis la belle découverte de M. Arago, qui a annoncé que la lumière des halos proprement dits, ou de 22 degrés, était polarisée par réfraction, je ne sache pas qu'aucun expérimentateur ait soumis à l'analyse polariscopique la lumière des antres parties du météore, telles que les parhélies, arcs tangents, cerc^ parhélique, etc.

Pour compléter les expériences faites avec mon prisme tournant et rapportées dans le § 24, j'ai analysé, avec le polariscope de M. Arago, les images produites par ce prisme. On peut aussi employer le polariscope de Savart dans le même but ; mais alors, pour tirer xie ce dernier appareil tout le parti possible, il convient d'employer une source lumineuse très-large, par exemple, une bougie placée à petite ^ftanc^ du prisme, w biei^ encore b lumières athmosphérlquê âitro- 4^ite PAT un carreau de qi^lques décimètres carrés^ que l'on conserve déo»squé à la fenêtre de l'appartement^ toua les au^s ayant élé au cqplraire hermétiquement bouchéa.

A défaut d'un prisme de glace, j'ai ettiployé un prisme de verre, M^df 4aus l'observatiKHi de V»€ ungeatde A6 degrés, oà j*aidâ rem- I^ac^ k. prisaae de verre par un prisme é'eau «siprisonné entre des l^oie^ dç verre , ce qui a pu modifier d'une manière asses sensible i^ césuJAats obtenus»

Il fo|ifqnwiMoq 4» cerclct pv r«flex|ait eiterit^ «t 4u cercle par r^« Itexioo ^Qt^roe* j'ai dû lesaoalyser séparémeou

^16 preipfer 4e ce» ceiçles ^ pgivisé daos un pl«« R^«Mlt par U loproi ki|DiiMas#, ç*^8t-k-4ire borûopulquite^t; celte pc4|rimiwi9 apt praqi^e «oUe daoi| le Koisiiiage de la source* eiftai %^'^ \M de<f ^de distance; elle a son maximiim yen 7ft degrii» çowoe oi| dtveH s*r aiieadre.

Dana le cercle par rffcxioa iatérieare, oo ne voit p^nl de pebriaetion aensible unt que l'on eal daiia l'arc de r^lte^ioa totale i daq« Varc de réflexion partielle^ la polarisation horizontale ea ui^-iortei Ipi^ «la^^auim parait itre ^ 30 depéa aq deD^ de cette li^^e. En re> gardant les deux zones de réflexion totale et de réflexion partielle \ Vrafe^e le poiariscope de Sayart, on Toit le« handes «'arrêter brqsquep^nt sur l'arc de réflexion U^tale. Cette expérience doit être ^le tiec le priso^e inunobile*

I) résulte de ce qui précède cette çonaéqoence remarqu;^ q^e, ^a kl naiture, ta polarisation bori^onlale da cercle parbéUqne doit oOrir deux maxima» l*an ^ers 75 degrés de T^re, et l'autre ?eifs 100 ou 120 d(?grés de distance^

PARHjÊuea, nALOs et arcs tangesits pi^ 22 et w ^(i ^«ai(^ r^ Le parbéUe da 22 degrés est polarisé faiblement par réfraction ; on peut s'en assurer avec le prisme immobile aussi bien qu'avec le pris^ie tourmaot. La polarisation verticale s'accroît, à partir des images qni fa^r^issent le parbéiie, jusqu'à celles qui correspondent an l^ilie^ de la queue de ce parhélie. Ce résultat est aussi tréa-yisibie pendant k^ ro^tiou du prisme.

Da^s la i^tuçe, le cercle parhéllque Ik polarisation borizomale se superpose sur un parhélie à polarisation yerticalo. Quel est le résulti^ de ce mélange des^ det^x Lumières î Le prisme tournant ne résout pas directemeAl cette queati^t»» parce que lea deux lumièreft ne soQt pas aouN^posées^ P^AT l'oeil qui regairde. au travers*

?Our élioder cette diCKçuliié» j*ai ir^yé finement la {ace postérieure de la deuxième lame de quartz du polariscope de stries perpendicubiree à l'axe de la tounmkiAe» Eu regardait alors une source lumineuse placée au niveau de l'œil, à travers le polariscope, l'axe de la tourma* lîneélaiK hovlzon^l, on voit uee image de la source Ineainenae très-

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dilatée horizontalement, polarisée ou non polarisée, selon que li source l'est ou ne l'est pas. Par cet artifice, je force les deux lu- «ûères juxtaposées à se dilater et avenir se recouvrir en partie, sans que le striage ait altéré en rien la nature de leur polarisation mutuelle. Je suis ainsi parvenu à superposer la lumière du parhélie h à celle du cercie parhélique 1,2; j'ai vu alors que la polarisation verticale du parhélie était prédominante. Pour faire cette observation, il faut coller de minces bandes de papier blanc le long de l'arête V rticale de l'angle dièdre le plus voisin de Foeil: il faut aussi avoir le soin de se placer à une certaine distance du prisme ; car, si le polariscope était placé trop près, les deux faisceaux émergents ne se seraient pas encore pénétrés, et la superposition requise ne serait pas accomplie.

Lorsqu'on opère avec le prisme immobile, on n'obtient pas dé signe sensible de polarisation dans la région du parhélie, ou du moins la polarisation verticale y est à peine prédominante ; mais cette prédominance est beaucoup plus marquée pendant la rotation du prisme, ce qui provient de ce que l'image réfléchie est bien plus affaiblie par cette rotation que ne l'est l'image réfractée.

En définitive, on voit que la lumière des parhélies doit être polarisée verticalement, et il est facile d'en conclure que celle du halo de 22 degrés doit être polarisée tangentiellement au halo; ce résultat doit aussi s'étendre au halo de 46 degrés.

Les arcs tangents des halos de 22 et de /l»6 degrés doivent aussi être polarisés, suivant une direction tangentielle, au moins dans le voisinage du point de contact. Je me sois assuré, avec le prisme d'eau, que la lumière des arcs tangents supérieur et inférieur do halo de U6 degrés était polarisée horizontalement, ce qui s'accorde avec les énoncés précédents.

Le parhélie de k^ degrés doit aussi être polarisé verticalement.

Paranthêlies. — Le paranthélie de 120 degrés doit être polarisé

horizontalement ; je n'ai pu le vérifier que sur le paranthélie produit

par la réflexion sur les deux faces internes d'un angle rentrant de

60 degrés.

Dans le cas de la réflexion totale, la polariHtion doit être peu sensible.

Je me sais assuré, en outre, que, conformément à la théorie, le

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