‹ Répertoire d'optiquemoderne, ou analyse complète des travaux modernes relatifs aux phénomènes de la lumièreChapitre 62 sur 81 · RAPPORTS DU MAGNÉTISME ET DE LA LUMIERE · texte numérisé non relu

RAPPORTS DU MAGNÉTISME ET DE LA LUMIERE

coginente là dépolarintion dans le premier octant , h diminue dans le deuxième , pour Taugmenter de nouTeau dans le troisième , et ainsi de suite ; le courant inyefse produit» en général, des effets contraires. B : la plus grande différence entre tes actions des deux courants s'obsenre dans le milieu de chaque octant, c'est-à-dire de US en 45*, à partir de 22*,30. La plus petite différence a lieu au commencement et à la fin de chaque segment de la manière suiTante. G : dans les azimuts principaux, 0 ,90,180 et 270 degrés, les deux courants agissent de la même manière et ayec la plus grande énergie. D : au milieu de chaque quadrant, ou dans les azimuts ft5tlS5,225 et 315% les deux courants agissent encore de la même manière, mais leur effet est nul. »

Action des aimants et des courants sur tes axes optiques des eristau»^ par M. Plucker.

M. Plûcker écrit l H. Poggendorff , et ce sera pour nos lecteurs une bonne nouyelle , qu'il est enfin parvenu à donner l'explication des nouveaux phénomènes découverts par lui et que nous avons suffisamment décrits. Cette explication est fondée tant sur des expériences directes , que sur des développements mathématiques.

Le paradoxe, par exemple, que la tourmaline suspendue entre les pôles de l'électro-aimant , quoique attirée en masse , fuit néanmoins les pôlesi s'explique tout simplement par les lois de l'attraction magnétique ordinaire. Une barre de fer fuit paiement les pôles , lorsque fixée transversalement par son milieu sur l'extrémité d'une lame de laiton ou d'une substance quelconque non magnétique ou suffisamment indifférente, elle est suspendue de manière à pouvoir osciller horizontalement autour de sa ligne médiane.

M. Plûcker admet une induction de courants diamagnétiques analogue à celle des courants magnétiques ; et il démontre par des expériences nouvelles, qu'une lame de bismuth contournée en spirale, et traversée par un courant , prend une polarité diamagnétique opposée à la polarité magnétique. Ce principe établi, tous les phénomènes observés s'expliquent par ces faits : 1* qu'il se développe par induction dans le cristal « ou mieux dans chaque molécule du cristal , soit une polarité magnétique, soit une polarité diamagnétique suivant le.

Digitteed

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caractère jn^gnéiique ou diamagnéti()ue de la masse dq cristal ; 2* que cete polarité n^it dans telle ou telle direction avec plus ou moins de facilité et d'énergie sqivant les conditions particulières de Télasticité de Féther : de même, par exemple, que par induction une lame de fer doux se transforme plus facilement en aimant longitudinal qu'en aimant transversal; de même encore, que les courants magnétiques d'Ampère naissent et se fixent plus facilement dans certains plans déterminés que dans d'autres.

H. Plûcker annonce la publication prochaine d'un Mémoire rempli d'observations nouvelles et qu'il a faites depuis l'apparition de la thèse inaugurale que nous avons traduite et analysée.

MKCELLANEA.

ANALYSE DES ^^plfES D)^ M. BIOT.

Oa 9^01 ^uU pjHr4oiuié diflfeileaient d'afoir p9mé sans silence leff inspires prés^Dt^s k l'InfiiitiM |^r deiii acadteûciens Ulaslrest MJtt. Biotet Gsujv^by. Pou^ échapper atout reproche, nous avons pri^^ ootre cœur à àî^^f. «i^ios et nous avons (ait l'analyse complète de leurs innombrable^ page«. La vi^i^ daa^ toute sa vérité.

1. — 25 août 1845. Sur les propriétés optiques des appareils à deux rotations. — Ce mémoire est une étude scrupuleuse, insidieuse peut-être, de la plaque à deux rotations de M. Soleil. « Ce qui prouve à la fois, dit M. Biot, l'adresse inventive de M. Soleil, ainsi que son habileté d'exécution pratique, c'est qu'il est arrivé à donner à sa plaque, k une différence excessivement petite près, l'épaisseur assignée par le calcul, sans s'aider d'aucune considération théorique, ni même de la mesure des épaisseurs, mais en cherchant seulement à obtenh* ta teinte de passage, d'après la connaissance qu'il avait de sa nuance à des épaisseurii de cet ordre. »

Cet éloge n'empêche pas M. Biot d'affirmer que les expérimentatenrs exacts reconnaîtrQnt avec lui que l'emploi de l'appareil à deux rotations pour la mesure des déviations très-faibles, constituerait un jeu de physique dont les résultats seraient fort suspects. < Heureusement y ajoute-t-il , rien n'oblige à s'y hasarder, car dans la généra*

MÊMOIRpI n ¥• MOT. 1?99

litil a» fxpf(|ffi<^ Qi^ 6%\^ \g^ 44i^i||(}oi9P Wis petites en iiiigBieBr tant Tépaissear des milieax. » Pour tout homme impartial et éclairé, il r^^ultera 4b oçs cP9;9idérjMio9â que I^ plaque à deux rotations est Iç jiusi excelleat appareil qif'oa puisse employer pour mesurer la ratftioudu plaide pol^risatio», qooiqi^e M. fiiot, toujours prévenu» aflgrme qt|*on ne peut remployer avec Ç9rtiti|de que pour constater l'existence et le sens du pouvoir rotatolre. Quelques années encore et M. Biot aura changé d'avis malgré lui , et pcui-êtrc sans Ta- TOiier jamais.

% — 8 septembre ^84$^ ^ur une fiio4ific^tio» de l'appareil de polarisation^ employie en Allemagne pour des usages pratiquas. — M. Biot donne dans cette ^ot^ )a description de Fappareil proposé par 9i(. Mistcheriicb, e| qui se conapos(B essentiellemeni de de»x pri^mef de JHicol centra sur «a mtaie »e« ^t mainienus à une disr tancjB iuyariable, avec un iotervalle libre d^ns lequel oa iatrcduit le 11)1)0 çQpt^pjipt te Uquidi9 dont en vevi oiesurer le peuvmr rotatoûrew Maintenant que le saccharimètre de M. goldl existe, l'appareil aile* mand n'offre plus d'intérêt.

H, -r-r 33 juin \%ki^ Suit ks imyem d'ok$erwHian qu§ f mi peut tw^^JO^r, poffr l(jk wfism^ (fef pqu^am rotatidr^s. -> Le but de celle M(e ieme^siB est de défendre coaâre tCMites les îmiovatkMis les mélh^cios rigoopèutee fee M. Moi a données pour déterminer dans chaque o|b le aens de i'eelion melécutoire exercée par les fluides sur le plan de pokmation des rayons lumineux, ainsi que ^intensité spécifique de cène aetton sm cbaqne rayon simple.

M. liée lait grdce à Teppareil attemand composé essentiellement de deux prismes de Nkoi eentrés sur un même axe, et maintenus à UM distance invariable. Il h&t prévoir et il accepte à l'avance, de grand cœur, les perfècHonncments étudiés et préparés par M. Regnault. n attaque, en passant, l'appareil de Noremberg que l'on aurait dénaturé en l'écartant du simple but d'exhibition auquel il avait été très-bien approprié par son auteur. Il essaie de démontrer théoriquement et pratiquement que la double plaque de M. Soleil n*est pas une pièce utile à introduire daqs nos instruments de recherches, inais(|9klle ^ut par ses çffets optiq[ues propres, et avec l'excellente

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constractioD que cet artiste lai donne, fonrnir des snjets d'étodes théoriques très-carieux.

Heurensement que la plaqne à deux rotations est de plus en plus appréciée et employée dans toutes les recherches nouvelles» et que le saccharimètre y qui, en dépit de l'illustre physicien, donne à un centième près la quantité de sucre , va se propageant de plus en plusl

U. — 30 juin 18&5. — Dans cette note, M. Biot proteste contre un mémoire de H. Soleil, qui aurait, dit-il, involontairement sans doute, présenté sons des points de vue fort inexacts, ses principes théoriques et ses méthodes pratiques, de manière à en faire concevoir des idées très-fausses. Il s'agissait de mesurer la déviation du plan de polarisation produite par certains liquides, et M. Biot aflSrme que les lois abstraites des phénomènes de déviation, sur lesquelles leur mensuration repose, exigent pour leur étude un ensemble d'antécédents théoriques qu'un artiste, même fort habile, peut n'avoir pas eu l'occasion d'acquérir I

5. — 7 juillet 1845. Remarques sur une eammunieation de M. BOUGBABDAT. — Yoîci en résumé l'observation de M. Bouchardat : « L'essence de térébenthine que j'ai examinée, et qui dissolvait imparfaitement le caoutchouc, avait un pouvoir rotatoire moléculaire de — 28"* 83^ à gauche. Après la distillation à feu nu, le pouvoir devint — 33*" 23', et la faculté dissolvante fut augmentée comme le pouvoir moléculaire rotatoire. Si cette même essence est modifiée par une température plus élevée, en la distillant sur de la brique pilée, sa propriété dissolvante s'accroît encore, mais k modification moléculaire est aussitôt accusée par une diminution considérable qui n'est plus alors que de — 8'' 68'. En élevant les conditions d'exposition à la chaleur, on obtient, avec la même essence de térébenthine, des modifications moléculaires qui peuvent varier dans toutes les opérations, et qui conduisent à admettre un nombre infini d'états isomériques d'une substance de composition définie. »

M. Biot rappelle à cette occasion quelques observations curieuses sur les pouvoirs rotatoires des diverses térébenthines et des essences qu'on en tire. Quelquefois la térébenthine et l'essence ont un pouvoir de même sens, comme pour les térébenthines de BoAeaux,

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