‹ Répertoire de l'affaire Dreyfus, 1894-1899 [microform]Chapitre 117 sur 244 · WATT · texte numérisé non relu

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— 211 — Septembre 1898.

lentes diatribes contre de hautes personnalités militaires, il a refusé de publier la première brochure.

— La Novoïé-Vrémia, les Novosti, journaux russes, le Libéral de Madrid félicitent Brisson d'avoir résolu la revision.

— Dans l’Intransigeant, Rochefort donne des détails sur la situation pécuniaire d'Esterhazy, et sur la pension mensuelle de 300 francs qu'il contribua à lui fournir.

27. — Le garde des Sceaux donne au procureur général près la Cour de cassation l’ordre de saisir la Chambre criminelle de la demande en revision. (Cass. : (oct. 1898), 3.)

Cette Chambrese compose de M. Læw, président, et des conseillers MM. Sallantin, de Larouverade, Sevestre, Chambareaud, Accarias, Vètelay, Forichon, Paul Dupré, Bard, Dumas, Duval, Roulier, Boulloche, Laurent-Atthalin et Lasserre. Grefier, M. Coutant.

Le procureur général Manau prendra les réquisitions et portera la parole.

— Le colonel Picquart est au secret le plus absolu. Le colonel Foulon refuse à son cousin, M. Gast, l’autorisation de le voir.

— Un groupe de députés nationalistes et antisémites se réunit, au Palais- Bourbon, sur l'initiative prise par Georges Berry. Ils sont rejoints par un certain nombre de sénateurs et de députés de la droite.

Les deux groupes nomment douze délégués qui se rendent à l'Elysée pour protester contre la revision et pour réclamer la convocation immédiate des Chambres. Le président de la République refuse de recevoir ces délégués.

— Esterhazy dément dans {a Libre Parole le récit de l’Observer.

28. — Trarieux écrit à l’abbé Gayraud, député de Brest, qui lui avait exprimé ses doutes et son anxiété au sujet de l'affaire Dreyfus. L'ancien garde des Sceaux pense que M. Gayraud est insuffisamment renseigné sur les faits et s'offre à l'instruire. Il affirme à son correspondant que la Ligue des Droits de l'homme ne se bornera pas à défendre la cause de Dreyfus.

— Un anonyme, signant M., offre par lettre à Clemenceau de se reconnaître l’auteur du petit bleu, moyennant rémunération du « Syndicat ». Clemenceau envoie la lettre au préfet de police. Quelques jours après, l’auteur de la lettre est arrêté

par la police. C’est un nommé Marin, que le parquet remet aussitôt en liberté (2 octobre).

— La Croix publie les lignes suivantes :

Ce document a été photographié ; il contient, paraît-il, des instructions détaillées, peut-être de la main de l’empereur lui-même, instructions dont l’ensemble lui donne toute authenticité, et incidemment il nomme en toutes lettres le traître Dreyfus ; bon nombre de personnes l’ont vu. Quelqu'un qui a vu ce dossier a déclaré qu'avec une seule pièce, on convaincrait les plus aveugles. Le dossier photographié est aujourd’hui en sûreté à Bruxelles et encore ailleurs.

29. — A la suite d’un démenti de M. Rambaud, M. Tramu, député de Besançon, maintientqu’au banquet de Recologne, l’ancien ministrea déclaré qu'il avait eu connaissance du faux Henry. M. Tramu ajoute qu’il a pris acte de cet aveu à la minute même où il fut fait.

— M. Conybeare écrit au Daily Chronicle que les documents énumérés au bordereau ont bien été vendus, en 1894, par Esterhazy. Le commandant recevait 2.000 francs par mois jusqu’en septembre 1896. Le concierge de Schwartzkoppen intercepta le bordereau et le remit à l'agent Genest.

— Le Neues Wiener Tageblatt, de Vienne, affirme qu'Esterhazy est bien le traître employé par Schwartzkoppen.

— La National Review, de Londres, affirme que le gouvernement allemand est

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