‹ Répertoire de l'affaire Dreyfus, 1894-1899 [microform]Chapitre 122 sur 244 · TA AR YE TES € ERA · texte numérisé non relu

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— 245 — Octobre 1898.

la Cour de cassation : « Penser autrement, c’est être un factieux.» (Voir Cass.: (oct. 1898), 206.).

45. — Réquisitoire du procureur général Manau, concluant à la recevabilité de la demande en revision, à la cassation du jugement, et, très subsidiairement, à une enquête. (Cass.: (oct. 1898), 20.)

— Certains journaux donnent des détails sur le complot politique dénoncé l'avant-veille. On assure que le général de Pellieux s’est, par deux fois, rendu à Bruxelles et qu'une entrevue aurait eu lieu le 17 juin entre le prince Victor et lui.

16. —- Rencontre à l'épée entre Laurent Tailhade, rédacteur aux Droits de l'Homme, et Maurice Barrès. Tailhade est grièvement blessé à la main.

— Mathias Morhardt fait à Lyon une conférence sur l'affaire Dreyfus.

— Yves Guyot fait, au Maccabean Club de Londres, un discours sur l’affaire Dreyfus.

47. — Rochefort, dans l’Intransigeant, accuse de trahison les membres de la Cour de cassation et propose de leur couper les paupières et de leur faire dévorer les yeux par des araignées affamées.

— Le général de Pellieux fait démentir les voyages à Bruxelles qui lui ont été attribués.

— L'Aurore reproduit un article du Neues Wiener Journal sur l’origine du petit bleu.

48. — Le procureur général Bertrand charge l'huissier Frécourt de signifier à personne l’arrèt rendu par défaut contre Zola, par la Cour d'assises de Versailles. Cet ordre, donné par suite d’une méprise, ne pourra être exécuté.

— [Le ministre de la Justice signale au général Chanoine plusieurs articles qu'il juge offensants pour l’armée. Le général Chanoine refuse de demander des poursuites.

19. — Enquête Tavernier : dépositions des concierges Billet et Capiaux. (Cass.: 11, 310-313; cf. Instr. Fabre, 26-28.)

— Le procès en diffamation intenté par Picquart contre le Jour est remis à trois semaines.

— D’après /e Soir, le général Roget, ancien chef du cabinet de Cavaignac, maintenu au ministère, aurait formellement refusé de remettre le dossier secret au garde des Sceaux, en déclarant qu'il se ferait tuer plutôt que de le livrer.

— Francis de Pressensé refuse de comparaître devant le Conseil de la Légion d'honneur. Dans une lettre au grand chancelier, il maintient son droit d'attaquer des officiers suspects d’avoir conspiré pour maintenir au bagne un innocent.

20. — La grande chancellerie de la Légion d'honneur déclare qu’elle ne peut agir contre Esterhazy qu'après l'expiration des délais légaux de pourvoi.

— Le Comité de la Ligue des Droits de l'Homme proteste contre la détention et la mise au secret du colonel Picquart.

— Hayard, « l'empereur des camelots », raconte comment il a organisé la manifestation faite à Drumont, à son retour de Bruxelles, et donne le tarif des acclamations.

— Paschal Grousset, député de la Seine, commence la publication d’un ouvrage par livraisons ayant pour titre : Affaire Dreyfus et ses ressorts secrets.

— Les organisateurs d’une réunion publique revisionniste, salle Saint-Fargeau, se voient refuser, au dernier moment, l’entrée de l'établissement qu'ils ont loué. La police fait de nombreuses charges pour disperser les revisionnistes.

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