‹ Répertoire de l'affaire Dreyfus, 1894-1899 [microform]Chapitre 121 sur 244 · Publication du livre de Jaurès, les Preuves · texte numérisé non relu

Publication du livre de Jaurès, les Preuves

— Vente mobilière à l'hôtel de Zola. Une table sans valeur est adjugée 32.000 francs à M. Fasquelle, ce qui termine la vente.

43. — M° Labori reçoit du procureur général une lettre par laquelle, tout en reconnaissant son droit de communiquer avec son client, il se'déclare impuissant à lui en assurer l’exercice. M° Labori communique cette pièce au ministre de la Guerre en réclamant l'application de la loi.

44. — L'Aurore, la Petite République et d’autres journaux revisionnistes affirment qu'un complot se trame contre la République, mais que le gouvernement est prévenu et qu'il a pris les mesures nécessaires.

— D'après le Courrier du soir, le général Mercier, dans une lettre récente au ministre de la Guerre, se serait spontanément expliqué sur la communication des pièces secrètes.

Il aurait reconnu qu’un envoi de documents complémentaires avait été fait par son ordre, au premier Conseil de guerre. Là se serait bornée son intervention.

Ce sont ces explications que M. le général Mercier était prêt à fournir au jury de l'affaire Zola, si le président des assises avait consenti à «poser laquestion ».

Îl en résulterait que, si la communication des documents dont il s’agit a été tardivement ou irrégulièrement opérée, si une illégalité a été commise, ce n’est pas à lui, mais au commissaire du Gouvernement près le Conseil de guerre, M. Boxon d’Ormescheville, que doit en incomber la responsabilité.

— Le contre-amiral Réveillère écrit à /a Dépéche, de Brest, qu'il n’est ni revisionniste ni antirevisionniste, mais qu'il est prêt à s’incliner devant l'arrêt de

Page 1