‹ Répertoire de l'affaire Dreyfus, 1894-1899 [microform]Chapitre 188 sur 244 · APS UE #4 RARE UNE + N'IMA · texte numérisé non relu

APS UE #4 RARE UNE + N'IMA

k , OA + Fa ñ ET . di 1 À + l

"4 . « "+, P (4 t2 j Va": PUR SRE A PTT 7 QMIUX 08 Li A DRM PT NOTE LM ET l : É ) x “ 1 La LETT T4 "2 : * LIT 1 fe Fe ] { La LT à, 14 y \ : JRALT É c JA y " ALT d |

"1 $ K4 ds £ : A 1P LE L

— 392 — Août 1899.

En raison de l'attentat dont vient d’être victime l’un de mes avocats, Me Labori celui-ci se trouve actuellement dans l’incapacité d'assister aux débats.

Ma défense est donc complètement désorganisée, chacun de mes avocats ayant un rôle absolument distinct.

Je considère que, dans ces conditions, il est de l'intérêt de la justice et de la vérité que les débats soient suspendus jusqu’au jour, d’ailleurs prochain, où Me Labori sera en état de suivre à nouveau les audiences. En conséquence, et d'accord avec M2 Demange, j'ai l'honneur de vous prier de vouloir bien ordonner la suspension des séances.

— Le parli ouvrier socialiste révolutionnaire lance le manifeste suivant :

La réaction aux abois tire ses dernières cartouches.

Après avoir déchainé une guerre de race ignoble dans notre démocratie et avoir défendu les faux et les mensonges d'hommes qui ont déshonoré l’'État-Major, elle cherche à corrompre l’armée pour la faire sortir de son rôle légal pour qu’elle ne soit plus l’armée de la République, mais une force aveugle au service du cléricalisme et des fauteurs de restauration monarchique.

On assassine le défenseur d’un accusé. On mobilise l’écume de la population pour intimider les républicains.

C’est trop d’audace !

Nous ignorons si le Gouvernement peut compter sur sa police.

Nous, nous ne comptons que sur l’énergie révolutionnaire du peuple.

En raison des circonstances, il y a nécessité urgente d'agir.

Pour ces motifs, tous les groupes et syndicats affiliés au Parti se tiennent en permanence, dès aujourd'hui, car demain nous aurons à prendre possession de la rue au nom de la justice et du droit.

— Millevoye écrit dans la Patrie :

La meilleure preuve de la culpabilité de Dreyfus, une preuve à laquelle on ne songe pas, c’est que l’accusé ait eu besoin d'avocats du talent de M® Labori ou de Me Demange

et qu'on ait, dans le clan dreyfusard, parlé de suspendre les audiences si l’un de ses défenseurs venait à lui manquer.

Page 1