Sixième audience du Conseil de guerre
Suite de la déposition du colonel Picquart. — Confrontation entre le colonel Picquart et le général Roget. — Confrontation entre le colonel Picquart et le général Mercier.
— La Wiener Allgemeine Zeitung publie la note suivante :
M. Panizzardi a en sa possession la note « Madagascar » dont il est question au bordereau. Cette note est écrite de la main même d’Esterhazy et sur du papier pelure en tout semblable à celui de la « lettre-missive ».
Quand Esterhazy adressa ce document à Schwartzkoppen, celui-ci en envoya une copie à Berlin et communiqua loriginal à Panizzardi, qui oublia de le lui rendre. Ce dernier possède également un grand nombre de lettres d’'Esterhazy.
19. — Septième audience du Conseil de guerre. Dépositions du commandant Cuignet, du général de Boisdeftre et du général Gonse.
— Dans son numéro du 16 août, le Figaro avait affirmé, sur la foi d'un membre de l'Institut, que « le colonel Schneiïder se trouvait auprès du colonel de Schwartzkoppen quand celui-ci adressa à Esterhazy le fameux « petit bleu ».
Ce membre de l’Institut est, dit-il, M. Emile Picot. :
— On arrête à Rennes une folle qui avait demandé une carte d'entrée à l'audience, afin, disait-elle, de tuer Dreyfus. {Droits de l Homme.)
— Le canonnier Sablayrolles, en garnison à Castres, est envoyé aux compagnies de discipline pour avoir, étant en congé et en civil, erié: « Vive Dreyfus! »
20. — Troubles graves à Paris. Sac de l’église Saint-Joseph. Une centaine de blessés. Cent cinquante arrestations.