‹ Répertoire de l'affaire Dreyfus, 1894-1899 [microform]Chapitre 2 sur 244 · RENNES · texte numérisé non relu

RENNES

Cf. le rapport du même général, du 1° juin 1898. (Voir à cette date.)

1892 ou 1893 ou 1894. — Entrée au bureau des renseignements de la pièce dite « Ce canaille de D... » (datée faussement du 16 avril 1894). (Cass. : dép. Picquart, 1, 136, 137, 189 ; dép. Cordier, I, 298.) Gonse dit : mai 1894. (Css. : I, 255.)

L'Aurore prétendit (10 janvier 1899) que cette pièce était arrivée non datée au ministère de la Guerre au mois de juin 1893, et que l'original en avait été falsifié.

Elle est ainsi conçue :

Je regrette bien de ne pas vous avoir vu avant mon départ. Du reste, je serai de retour dans huit jours. Ci-joint 42 plans directeurs de Nice que ce canaille de D... m'a remis pour vous. Je lui ai dit que vous n’aviez pas l'intention de reprendre les relations. Il prétend qu’il y a eu un malentendu et qu’il ferait tout son possible pour vous satisfaire. 11 dit qu'il s’était entêté et que vous ne lui en voulez pas. Je lui ai répondu qu'il était fou et que je ne croyais pas que vous voudriez reprendre les relations avec lui. Faites ce que vous voudrez.

Ce document est une des quatre pièces qui composaient le dossier secret communiqué aux juges de Dreyfus, le 22 décembre 1894. Au procès Zola, Henry

déclara que jamais cette pièce et le dossier Dreyfus n'avaient eu «aucun rapport ». (Pr. Zora: 1, 375; cf. ibid., 230 et 358).

4893, 1° janvier. — Le capitaine Dreyfus est détaché à l'État-Major général comme stagiaire et attaché au 1°" bureau.

1893, février. — Date à laquelle Esterhazy prétendit avoir reçu une demande de renseignements, signée du capitaine Bro, attaché au ministère de la Guerre, sur le rôle joué pendant la campagne de Crimée par la brigade de cavalerie que commandait son père.

Pour donner satisfaction à cette demande, Esterhazy aurait rédigé une notice de sept ou huit pages (notice d'Eupatoria), et l'aurait envoyée à une adresse indiquée par le capitaine Bro, rue Lafayette ou rue de Châteaudun (les beauxparents de Dreyfus demeuraient rue de Châteaudun).

Esterhazy ne produisit d’ailleurs jamais la demande attribuée par lui au capitaine Bro, qui ne lui avait, en fait, rien demandé, ni par écrit, ni verbalement. Esterhazy reconnut plus tard que cette histoire avait élé forgée de toutes pièces, de concert, déclara-t-il, avec Henry, Du Paty, Boisdeffre et Gonse. (Cass.: 17, 92 et 93; cf. Déposirion EsrerHazy a Lonpres et lettre Bergouignan, RENNES: J/J,

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