‹ Répertoire de l'affaire Dreyfus, 1894-1899 [microform]Chapitre 3 sur 244 · HAN · texte numérisé non relu

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oi — Faits antérieurs à 1894.

493. — Noir aux 25 et 29 octobre 1897 et au 18 juillet 1899 (récit d’Esterhazy au Matin).

1893, 2° semestre. — Le lieutenant-colonel Roget, faisant établir par les officiers stagiaires du 4° bureau des plans de transport fictif, Dreyfus lui demande de faire des plans de transport réel de deux corps d'armée. Ce propos fut relevé à la charge de Dreyfus. (Cass. : Roget, I, 95.)

1893, 14 décembre. — Date attribuée au faux document signé « Otto », publié dans l’Intransigeant du 25 décembre 1897.

1893, décembre. — 27 d'ap. Roget; 29 d'ap. Cuignet.

Télégramme : « Chose aucun signe d'Etat-Major » (Cuignet dit : « Les choses aucun signe de l'État-Major général ») envoyé de Berlin au colonel Schwartzkoppen, attaché militaire de l’ambassade d'Allemagne à Paris. Document rédigé en langue allemande et en clair, premier document invoqué contre Dreyfus. (Cass.: Roget, 1, 55 ; Cuignet, 1, 359.)

4893, fin. — La femme Millescamp, maîtresse d'un agent au service du bureau des renseignements de l’Etat-Major, dénonce aux intéressés le service des papiers. (Cass.: dép. Picquart, 1, 140.)

4893, fin. — Lettre d’un agent indiquant que des fuites concernant le service des chemins de fer se produisent au 4° bureau de l’Etat-Major. Invoquée à charge contre Dreyfus. (Cass. : dép. Zurlinden, 1, 41.)

1893, 1894 et 1895. — Esterhazy demande à aller aux écoles à feu. (Cass. : dép. Picquart, 12 148 ; VUE 88.)

— 1 — Janvier-Février 1894.

Commencement. — Le service des renseignements reçoit une note memento écrite par Schwartzkoppen, qui semble une réponse à la dépêche du 29 décembre 1893. La traduction de cette note est la suivante : « Doute, preuve, lettre de service. Situation dangereuse pour moi avec un officier français. Ne pas conduire personnellement de négociations, apporter ce qu'il a, absolu, bureau des renseignements. Aucune relation corps de troupes. Importance seulement sortant du Ministère. Déjà quelque part ailleurs. » — Pièce 23 du dossier secret (Cass. : Cuignet, 1, 559.)

— Dans les premiers jours de 1894, le service des renseignements reçoit une lettre écrite par Panizzardi à Schwartzkoppen « semblant établir que Schwartzkoppen avait un ami au 2° bureau. Cette pièce (n° 40 du dossier secret), parut d’abord insignifiante et ne fut reconstituée qu’en juillet 1894 « où l’on fut frappé de son importance ».

Panizzardi s’exprimait ainsi : « Jai écrit encore au colonel Davignon et c’est pour ça que je vous prie, si vous avez l’occasion de vous occuper de cette question avec votre ami, de le faire particulièrement, en façon que Davignon ne vient pas à le savoir. Du reste, il répondrait pas, car il faut jamais faire voir qu'un. (agent) s'occupe de l’autre. » (Cass. : dép. Cuignet, I, 361.)

4 semestre. — Dreyfus fait son stage au 2 bureau de l’État-Major général avant de passer au 8° bureau. (Cass. : dép. Gonse, 1, 240; dép. Freystætter, IE, 7S:)

4. — La femme Millescamp est condamnée à cinq ans de prison pour espionnage. (RENNES: dép. Cordier, II, 501.)

— Dreyfus se rend à diverses reprises au bureau du colonel de Sancy. Cette pièce était précédée d’une antichambre où le caporal Bernollin copiait un travail sur Madagascar. Fait invoqué à charge au procès de 1894. (Cass.: rapport d'Ormescheville, IT, 85; dép. Gonse, 1, 244; dép. Hartmann, I, 541; dép. Bernollin, IT, 68 ; RENNES : 1, 26, 27.)

— Lettre d’un agent étranger permettant de croire que l’on trahit au 2° bureau. (Cass. : dép. Zurlinden, 1, 41; cf. Cass. : III, 604.)

— Si — Mars 1894.

— Date attribuée par le service des renseignements à une lettre qui aurait été écrite par le colonel Panizzardi au colonel de Schwartzkoppen, et dont Cavaignac a lu le texte à la tribune le 7 juillet 1898.

Cette lettre, écrite au crayon noir sur papier quadrillé, était ainsi conçue :

Mon très cher ami,

Hier au soir, j'ai fini par faire appeler le médecin qui m'a défendu de sortir. Ne pouvant aller chez vous demain, je vous prie de venir chez moi dans la matinée, car D... m'a porté beaucoup de choses très intéressantes, et il faut partager ie travail, ayant seulement dix jours de temps.

Tâchez donc de dire à ... que vous ne pouvez pas monter.

PANIZZARDI.

Cette pièce, portant des traces évidentes de falsification, notamment la lettre initiale « D... » se rattache, d'après la définition du capitaine Cuignet, aux manœuvres qui ont été employées en août et septembre 1896 par Henry et Du Paty. (Cass. : dép. Cuignet, T, 372-373, 376.)

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