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— 305 — Septembre 1899.
port remis au conseiller Laurent-Atthalin par les experts Putois, Choquet et Marion. Lecture du rapport fait en vertu d’une commission rogatoire du président du Conseil de guerre par les experts Putois, Choquet, Marion, Levée et Chauvin. — Lecture d’une lettre du commandant Hirschauer au président du Conseil de guerre. — M° Labori donne lecture de renseignements concernant Cernuszky, d’une lettre du témoin Grenier au président du Conseil de guerre et d’une partie d’une lettre d'Esterhazy, du 2 mars 1894. L'avocat cite une lettre de Schwartzkoppen, du 29 octobre 189%. Déclarations du général Roget, du commandant Cuignet, du général Mercier et du colonel Picquart. Lecture de la dépo-
sition de M. Ecalle fils devant la Cour de cassation. — Lecture d’une déclaration de Galanti. — Lecture d’une lettre d’Esterhazy au général Roget. — Déclarations du général Roget. — Déclarations du commandant Hartmann.
Réquisitoire du commandant Carrière.
— On lit dans es Droits de l'Homme :
On mande de Berlin qu’un collaborateur du Lokal Anzseiger a eu l’occasion de causer hier avec le colonel de Schwartzkoppen.
Au cours de la conversation, il a demandé à M. de Schwartzkoppen S'il irait à Rennes.
— Non, a répondu l'officier allemand. Ce que je pourrais dire devant le Conseil ne pourrait que confirmer mes précédentes déclarations.
Deux témoignages ont déjà été apportés, d’ailleurs, à ce sujet. M. de Munster a déclaré que nous n'avions rien à voir dans cette affaire ; notre secrétaire d'Etat aux affaires étrangères, M. de Bulow, a, de son côté, fait au Reichstag des déclarations précises et éclairées. A quoi donc serviraient de nouvelles allégations”? Elles ne modifieraient en rien le résultat. Nous n'avons plus rien à apporter à ce qui a été dit précédemment.
En terminant, M. de Schwartzkoppen déclare que, jusqu’à présent, il ne savait rien de la demande de M° Labori.
Le Lokal Anzeiger ajoute que, dans les centres gouvernementaux, on croit fermement que le colonel de Schwartzkoppen ne sera pas autorisé à déposer, soit devant le Conseil de guerre de Rennes, soit en exécution d’une commission rogatoire. j
Le gouvernement allemand est d'avis qu’il à fait dans l'affaire Dreyfus, des déclara-
tions solennelles et réitérées qui, par leur importance, dépassent de beaucoup la portée
d’un simple témoignage judiciaire. Si ces déclarations officielles n’ont pas été, jusqu'à présent, prises en considération, il est à supposer que de nouvelles allégations n'auraient pas plus d'influence.
La Gazette de Cologne publie d'autre part, une communication, annonçant qu’«aucune demande, venant de la France, n'avait été reçue, à midi, par les autorités allemandes ».
« Reste à savoir si la dépêche de Me Labori est bien en règle et peut être considérée par le gouvernement allemand comme constituant une requête formelle et correcte. »
— L'Aurore publie une interview du commandant de Süsskind, successeur de Schwartzkoppen :
«Il est bien entendu, déclare l’attaché militaire, que l’attitude de M. de Schwartzkoppen dans toute cette affaire est subordonnée à la décision du gouvernement ».…
— On lit dans le Temps :
Le correspondant de Rennes du Petit Bleu annonce l’arrivée à Rennes de M. Gibbons envoyé de Londres par Esterhazy pour apporter au Conseil de guerre un bordereau identiquement semblable à la lettre missive de 1894.
Ce bordereau nouveau serait écrit de la main même d’Esterhazy. Il est accompagné de plusieurs certificats légalisés de solicitors « qui attestent, dit notre confrère, que ce document est écrit d’une écriture courante ».
Le fac-similé de ce nouveau bordereau doit paraître dans le journal anglais Black and White.
8. — Vingt-quatrième audience du Conseil de guerre. Plaidoirie de M° Demange.
— Le Moniteur de l'Empire Allemand publie, dans sa partie officielle, la déclaration suivante (RENNES : /11, 674) :
Nous sommes autorisés à renouveler les déclarations ci-dessous que, en ce qui concerne le capitaine français Dreyfus, le gouvernement impérial, tout en restant dans
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la réserve que commande la loyauté dans une affaire intérieure d’une puissance étrangère, mais pour sauvegarder sa dignité propre, a faites pour remplir son devoir d'humanité.
L'ambassadeur, prince de Munster, a remis, sur l'ordre de l’empereur, en décembre AS94 et en janvier 1895, à M. Hanotaux, ministre des Affaires étrangères, à M. Dupuy, président du Conseil, et au président de la République, M. Casimir-Perier, des déclarations réitérées que l'ambassade allemande en France n’avait jamais entretenu de relations, ni directes ni indirectes, avec le capitaine Dreyfus.
Le secrétaire d'Etat, M. de Bulow, a fait, le 24 janvier 1898, devant la commission du budget du Reichstag, la déclaration suivante :
« Je déclare de la façon la plus formelle qu'entre l’ex-capitaine français Dreyfus, actuellement détenu à l’île du Diable, et n'importe quels organes allemands, il n’a jamais existé de relations ni de liaisons de quelque nature qu'elles soient. »