Lettre de Scheurer-Kestner à Leblois
Thann, 2 octobre 1897.
Cher monsieur,
Je vous envoie deux exemplaires de la seconde lettre (d’'Esterhazy) que je me suis procurée, et l’avis d’un de mes amis compétents, concernant l’action.
J’appelle votre attention sur les détails suivants :
(Suivent quelques observations sur l'écriture d'Esterhazy, comparée avec celle du bordereau.) 4
La consultation que je vous envoie (1) me met dans une situation plusdifficile encore que celle où je pensais me trouver en me conformant à votre avis et en demandant l'annulation. Evidemment, il va falloir, publiquement ou non, que je puisse dire quelque chose des « faits nouveaux » au ministre de la Justice. J'espère que je serai délié vis-à-vis de lui.
Pour le moment, je reste confiné dans le programme que nous avons arrêté ensemble.
Je suis autorisé à offrir à qui vous savez la « preuve ». Après cette offre, je vous verrai. Puis, nous aurons à décider ensemble ce que nous ferons.
Recevez, cher monsieur, mes cordialités.
A. SCHEURER-KESTNER