‹ Répertoire de l'art quarternaireChapitre 2 sur 38 · Phoques · texte numérisé non relu

Phoques

l’ai recueilli, outre les œuvres d’art proprement dites, bon nombre à' ornements qui m’ont paru offrir de l’intérêt; mais je n’ai pas fait une place à tous les os incisés, à toutes les encoches; j’ai laissé de côté les galets coloriés , qui appartiennent à l’extrême limite des temps quaternaires ; j’ai exclu de même les gravures sur rochers de l’Afrique du Nord et des pays Scandinaves (î), dont la haute antiquité n’est pas établie.

En 1889, j ’avais donné le premier exposé d’ensemble, pourvu de références bibliographiques, de tout ce qu’on savait alors sur l’art quaternaire. Comme le volume où j’ai publié ce travail ( Allavions et Cavernes) est aujourd’hui épuisé et introuvable, bien qu’il ait été tiré à 1 . 100 exemplaires, j’ai songé un instant à réimprimer ici ces pages, qui peuvent encore rendre service. A la réflexion, je m’en abstiens; les lira qui veut dans les grandes bibliothèques. D’ailleurs, le tome Ier du Manuel de M. Déchelette, dont une seconde édition est annoncée pour 1915, donne à ce sujet tout l’essentiel, et même beaucoup plus. J’ai préféré réunir, à la suile de cette Introduction, des indications chronolo-

(1) Quelques spécimens de gravures Scandinaves ont été publiés à la fin de ce volume.

REPERTOIRE DE CaRT QUATERNAIRE

giques précises sur l’histoire des recherches dont le présent Répertoire offre à la lois la synthèse graphique et une bibliographie que je crois suffisante. Cela m’a paru d’autant plus opportun qu’il n’existe encore rien de semblable et qu’il y avait là une occasion de rendre hommage à l’activité de ceux qui ont constitué, souvent aux dépens de leur santé ou de leur fortune, le trésor des monuments dont je publie un très modeste inventaire (1). Je n'ai pas enregistré toutes les fouilles, toutes les découvertes, mais j’espère n’avoir rien oublié d’important et surtout n’avoir fait tort à personne. Si pourtant j’ai commis quelque faute de ce genre, je la réparerai bien volontiers à l’occasion.

(mais plus près de cette dernière date.)

Découverte, par Brouillet père, d’un os gravé, cru celtique, dans la grotte de Chatfaud à Sévigné (Vienne).

Vers cette époque ( Ver h. Berl. Ges-., 1877, p. /|bi), Taillefer et Mayor découvrent à Veyrier (Salève) un os gravé oit Alpli. Favre reconnut, en 1868, une silhouette d’animal. Taillefer avait exploré le gisement de Veyrier

dès 18.34.

Découverte, par George Gi ey, dans le N.-O. de l’Australie, de cavernes ornées de dessins et de peintures.

(1) Jeremercie tout particulièrement MM. Breuil et Oartailhae, qui ont bien voulu lire une épreuve de ce qui suit et m’ont communiqué d'intéressantes observations.

INTRODUCTION

Le capitaine Koch et le docteur Jacquot observent les premières gravures rupestresdu Sud-Oranais (poulies découvertes ultérieures, voir l'Anthropologie, 1892, p. i45).

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