‹ Répertoire diplomatiqueChapitre 114 sur 269 · LIVRE I. — CHAPITRE V · texte numérisé non relu

LIVRE I. — CHAPITRE V

rendre cette place pour ôter tout sujet de différend qu'ils auraient pu avoir ensemble.

Autre traité de Bred», entre les même», pour le commerce (t6é7).

Les ambassadeurs de Suède, médiateurs du traité précédent, portèrent encore le roi d'Angleterre et les États à faire en même temps et au même lieu un traité de commerce, par lequel ils convinrent qu'ils révoqueraient les édils qu'ils avaient faits contre la liberté du commerce et de la navigation; qu'encore que par une déclaration du roi d'Angleterre, de l'an 1660, il fût défendu aux étrangers de porter en Angleterre d'autres marchandises que celles qui auraient été fabriquées en leur pays, les sujets des États y pourraient porter celles qui se fabriquent en d'autres pays que le leur, et qu'ils avaient accoutumé de porter en leur pays, pour de là les transporter ailleurs; qu'ils nommeraient des commissaires pour établir entre eux des règles pour le commerce; et que cependant les articles du traité fait entre le roi de France et les États, depuis le 26' jusqu'au ûk2\ leur serviraient de règle, et pour cela ils les couchèrent tout du long dans leur traité, et ils ajoutèrent deux autres articles séparés, dont l'un portait que s'il se trouvait dans leurs provinces des meubles appartenant au roi d'Angleterre, ils les feraient rendre, pourvu que cela se put exécuter sans faire injustice à ceux qui refuseraient de les rendre à l'amiable; et par l'autre ils promirent de faire conduire en Angleterre ou livrer entre les mains des ministres du roi d'Angleterre ceux des meurtriers du feu roi qui se trouveraient dans leurs Fiais, à condition que le roi ne se servirait point de cette clause contre les officiers ou soldats qui auraient suivi le parti contraire au sien pendant cette guerre, ni contre les ministres ou autres non-conformistes qui pourraient se retirer dans ces provinces à cause de la religion, pourvu qu'ils ne fussent point atteints de crimes d'Ktat et qu'ils se fussent comportés modestement.

Traité de La Haye, entre les même», pour procurer la pal* mitre la France et l'F.»pagne (janvier 1068 ).

La guerre s'étant mue en 1667 entre la France et l'Espagne pour les raisons que je marquerai ailleurs, les grands progrès que le roi de France fit en peu de temps dans les Pays-Bas (iront craindre au roi de la Grande-Bretagne et aux États généraux qu'il ne s'en emparât bientôt entièrement. Ainsi s'étant entremis de moyennor la paix, ils obtinrent du roi de France qu'il quitterait les armes, pourvu que le roi d'Espagne lui cédât ou tous les lieux qu'il avait occupé*, dans la dernière campagne, avec leurs dépendances, ou tout ce que les Espagnols occupaient encore dans le Luxembourg, la Franche- Comté, Cambrai et le Cambres js, Douai et Aire avec leurs dépendances, auquel cas il offrait de rendre les places qu'il avait prises sur l'Espagne en conséquence de la parole que le roi leur avait donnée, et de se contenter d'une de ces deux alternatives, au choix du roi d Espagne. Ils firent un traité entre eux à La Haye, le 23 janvier 1668, par lequel ils résolurent de faire en sorte que le roi de France fit avec eux un traité solennel , où il promettait d'ôlre content, pourvu que le roi d'Espagne lui cédât les places qu'il avait occupées dans la dernière année, ou un équivalent ; qu'il consentirait cependant à une trêve jusqu'à la (in du mois de mai suivant, sous la condition, à laquelle ils se soumettraient, d'obliger le roi d'Espagne a choisir une de ces alternatives, en sorte néanmoins que, si on ne pouvait pas l'y résoudre . le roi de France ne pourrait pas pour cela pousser ses conquêtes dans les Pays-Bas, mais (pie le roi de la Grande-Bretagne et les États généraux feraient les démarches nécessaires pour obliger le roi d'Espagne a accepter celle alternative, et qu'après que la paix serait faite, non-seulement le roi de la Grande-Bretagne et les Etats, mais aussi l'empereur et les autres princes voisins, en seraient garants pour maintenir la paix dans les Pays-Bas, et qu'ils tiendraient sous les armes un ccrlain nombre de troupes pour les employer contre celui

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