‹ Répertoire diplomatiqueChapitre 159 sur 269 · LIVRE II. — CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE II. — CHAPITRE IV

Quatrième traité de La Haye, entre le* même», pour les impôt* sur le boit

de Norvège (février 1647).

Le roi de Danemark ayant fait proposer aux États généraux un tarif des droits qu'il prétendait que leurs sujets payassent pour le bois qu'ils iraient acheter en Norvège pour bâtir des vaisseaux, ils le refusèrent par acte du 24 février 1646, sur ce qu'ils prétendirent qu'il était plus haut que ce que l'on payait en 1628, à quoi on était convenu par le traité de Christianople. Ainsi le roi de Danemark, pour accommoder ce différend, envoya pour ambassadeur à La Haye Corfitz d'Ulfeld, qui conclut, le 12 février 1647, un traité avec les commissaires des États généraux, qui doit durer jusqu'en 1685, par lequel, en exécution du traité de Christianople, ils convinrent que tous les vaisseaux des Provinces-Unies qui iraient en Norvège quérir du bois, seraient mesurés pour voir combien ils tiendraient de charretées, dont il serait dressé un acte, après quoi les vaisseaux payeraient une rixdalc par charretée, en sorte que la cinquième partie de la capacité du vaisseau serait exempte d'impôts; que les sujets des États payeraient pour les autres marchandises les mômes droits que ceux du pays; que moyennant cela tous les autres impôts sur le bois seraient cassés, et qu'on ne visiterait plus les vaisseaux; qu'ils ne pourraient point emporter des tilleuls, ni des frênes, ni du bois à faire des vaisseaux qui eût seize ou vingt palmes ; et que si à l'avenir on diminuait l'impôt sur le bois en faveur des sujets du roi de Danemark ou de quelques autres peuples, les habitants des Provinces-Unies jouiraient aussi de cette diminution.

Traité de La Haye, entre Frédéric Ul et les États généraux, pour alliance défensive

(octobre 1649).

Frédéric III, fils et successeur de Christian IV, craignant que les Suédois ayant la paix avec l'empereur ne tournassent leurs armes contre lui, voulut faire une étroite alliance avec les États généraux, qui , voyant d'autre part que la France était malcontente de la paix

particulière qu'ils avaient faite avec l'Espagne, furent aussi bien aises de se fortifier de celte couronne. Ainsi il y eut un traité passé entre ces deux États le 9 octobre 1649, par lequel le roi de Danemark et les États généraux firent ensemble une alliance défensive, et s'obligèrent, en cas que quelqu'un fit la guerre a l'un ou à l'autre des deux États, de se secourir mutuellement de quatre mille hommes de pied qui seraient entretenus aux dépens de l'assistant jusqu'à ce que son allié fût en repos. Us convinrent qu'il serait libre à l'attaqué de recevoir ce secours en argent ou en vaisseaux, en sorte que mille fantassins seraient évalués à 4,000 écus par mois; que le secours serait sujet aux ordres de celui à qui on l'enverrait; qu'après qu'il aurait été envoyé, il ne serait point permis à l'attaqué de faire la paix avec son ennemi sans en avoir communiqué avec l'assistant, et sans le comprendre dans le traité de paix ou de trêve ; qu'il serait permis à un des confédérés de faire des levées dans le pays de son allié, d'y acheter des munitions, de se servir de ses havres et ports, et d'y mener vendre ses prises. Et pour ôter l'envie au roi de Danemark de troubler le commerce des autres nations sur les côtes de ses provinces, les États stipulèrent que, si la guerre qu'on leur ferait ou au roi de Danemark procédait du trouble qu'ils apporteraient aux commerce et navigation libres dont celui qui leur aurait déclaré la guerre pouvait user, cette convention serait nulle, et que les traités faits avec la France et la Suède, et avec les villes de Lubeck, Brème et Hambourg, dans les années 1640, 1645 et 1640, ne seraient point blessée par celui-ci; que cette alliance défensive durerait jusqu'au 13 août 1685; enfin que les alliés traiteraient un an avant la fin de celle confédération pour savoir si elle devait être renouvelée. Cette alliance donna de l'ombrage aux Suédois, et les obligea durant quelque temps de tenir une armée sur pied pour se défendre en cas de besoin.

Ml.

Trahi- du La Haye, cnlro les même*, pour un autre forfait du Sund (octobre 1649).

Le roi de Danemark ne voulut faire casser le Irailé de l'année 1647, pour le forfait, que pour en faire un autre qui lui fût plus avan-

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