‹ Répertoire diplomatiqueChapitre 169 sur 269 · LIVRE II. — CHAPITRE V · texte numérisé non relu

LIVRE II. — CHAPITRE V

tralité, le 21 septembre 1675, après lequel ils s'emparèrent aisément de ce duché et de celui de Verde, et les partagèrent entre eux.

Traité entre Christian IV et FnWrk, duc de HoMoin et le mi d'Kipajtne, pour ligue contre la Suède et lea Provinces-Unies (I63H).

Comme les différends entre les rois de Danemark et les ducs de Holstein ont fait beaucoup d'éclat depuis vingt-quatre ou vingt-cinq ans, et sont encore sur le point de renouveler peut-être la guerre en Allemagne, je crois fort utile de reprendre la chose de plus haut et de faire connaître ce qui s'est pas^é entre eux dans le siècle passé, autant qu'il sera nécessaire pour mieux entendre les traités qu'ils ont passés en celui-ci.

Le duché du Jutland méridional ou de Slesvig fut donné en fief en 1326, par Valdemar, roi de Danemark, à. Gérard, comte de Holstein, dont la postérité en jouit jusqu'à ce qu'en lft60 Aldophe, duc de Slesvig et de Holstein , étant mort sans enfants . ses États passèrent à Christian I*r, roi de Danemark, qui était fils de sa sœur.

J'ai déjà marqué que Jean, fils de Christian I", lui succéda à la couronne de Danemark et eut pour successeur son fils Christ iern ou Christian II, et que Frédéric eut pour son partage la moitié des duchés de Holstein et de Slesvig. Christian II et Frédéric, voulant attacher ensemble d'un lien indissoluble les deux branches de leur maison qui descendraient d'eux, firent en 1533 un traité d'une union héréditaire entre eux et leurs descendants. ]>ar lequel ils convinrent qu'ils seraient tenus de se défendre les uns et les autres contre tous leurs ennemis; qu'ils se succéderaient réciproquement, et qu'en cas qu'ils eussent quelque différend ensemble pour leurs limites et autres affaires de peu de conséquence, ils seraient terminés par seize sénateurs du royaume de Danemark , qui seraient choisis en nombre égal par chacune des parties.

Frédéric, étant depuis parvenu à la couronne de Danemark , divisa encore les duchés de Holstein entre ses fils Christian 111, qui lui succéda au royaume de Danemark, et Adolphe, qui fut duc de

Holstein, el établit sa résidence àGoltorp. dans le duchà de Slesvig. Ces deux primes et leurs descendants ont eu plusieurs différends ensemble] sur lesquels ils ont l'ait diverses transactions.

En l.Vi7. ils en firent une à Tonnînge, par laquelle Adolphe convint do rendre hommage à Christian pour le duché de Slesvig; une autre par laquelle le roi et le duc convinrent que les contributions qu'ils lèveraient dans le duché qu'ils possédaient en commun seraient mises dans une caisse commune et employées pour la défense du pays. Il- eurent encore depuis un différend sur ce que le duc de Holstein prétendait que le duché de Slesvig était héréditaire, tant pour les m;'iles que pour les femelles, et qu'il n'était point sujet & prendre les armes pour le service du roi de Danemark; sur quoi ils convinrent à Odensée, en l">G7, de s'en rapporter à Auguste, électeur de Saxe, l lt ir. duc de Meklenbourg, et Philippe, landgrave de Hesse, qui les accordèrent en 1581.

Lorsque le roi de Danemark, Christian IV, fit en 1625 la guerre contre l'empereur, nous avons vu que Jean-Adolphe, duc de Holstein, entra avec lui dans les traités de Segebert et de Lauenbourg, mais les victoires do> armées de l'empereur l'ayant contraint d'abandonner le parti ilr Christian pour prendre celui de l'empereur, le roi de Danemark, en «'tant indigné, l'attaqua en 1fi28 et se rendit maître des Mes de Norstrand et de Femern qui appartenaient a ce prince; mais nous venons de voir que par le traité de Lubeck l'empereur stipula expressément que ces îles seraient rendues au duc de Holstein, -ans préjudice «lu droit de fief du roi de Danemark.

Depuis i c temps-là il vécut en fort bonne intelligence avec le roi de Da tem irk, et fit un traité, en 1638, avec lui et avec le roi d'Espagne , <l"iii .\<>ici l'origine.

Le roi <!<• Danemark étant mal content des États généraux, qui ne voulaienl pas lui permettre d'augmenter les péages du détroit du Sund, ainsi que bon lui semblait, et étant jaloux des grands progrès que les Suédois faisaient en Allemagne, fit en 1638 un traité de ligue avec le roi ll> pagne et le duc de Holstein, dont la fin était de ruiner le commerce des Hollandais et de s'emparer de la Suède ; pour cela /inrenl que les Espagnols enverraient une puissante flotte dans

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