LIVRE III. — CHAPITRE III
Autre unité entre les mimes, pour un prêt do 7jf>,WM,U ; IOI81.
Nous avons vu que le roi Gustave, par le traité de Siôrod fait avec le roi de Danemark en 1613, était tenu de lui payer, dans six aimées, en quatre payements, un million de rixdales qui vaut trois millions de livres, et que, jusqu'au payement de cette somme, le roi de Danemark avait retenu quelques places par forme de nantissement. Comme les six années finissaient en 1019, le roi Gustave fit un traité avec les Ktats, le 20 novembre 1618, par lequel ils s'obligèrent de lui fournir 750,00^,13, qui faisaient un peu plus que le quatrième et dernier payement de ces trois millions de livres, et le roi leur donna de sa part les sûretés nécessaires pour leur remboursement. Ce traité fut exécuté, le roi de Suède paya le roi de Danemark et retira ses places.
Traité de Cari-, entre le» mêmes et autre», pour ligue.
J'ai déjà marqué que, suivant, plusieurs, le roi de Suède entra avec les États dans le traité de Paris de 1024 contre la maison d'Autriche.
Traite entru le» même*, pour alliance.
Les États firent aussi en 1031 un traité d'alliance avec le même roi dans le temps qu'il commençait ses progrès en Allemagne, et à l'exemple de la France ils lui fournirent de l'argent, mais en moindre quantité que Louis XIII.
Traite de Stockholm, entre la reine Christine et \n États géneraui pour la liber* du commerce et alliance i ItliO ;,.
J*ai marqué que le roi de Danemark avait augmenté en IGftO les péages du Sund, particulièrement sur le salpêtre, et qu'il troublait les sujets des États dans leur commerce. Ce qui leur fit prendre la
Ci 1 0 HISTOIRK DES TRAITÉS DE PAIX.
résolution d'en tirer raison. Ils firent à Stockholm avec la reine Christine, le i" septembre 1640, suivant le vieux style, un traité d'alliance et de ligue défensive sur le pied du traité de 461ft pour maintenir la liberté du commerce dans les mers Baltique el Septentrionale jusqu'au Pas de Calais exclusivement. Us convinrent que s'ils étaient présentement ou à l'avenir surchargés ou empêchés par quelque autre prince dans leur commerce, au préjudice du droit des gens, de la coutume et des privilèges, ils avertiraient d'abord celui dont ils auraient sujet de se plaindre, el que, s'il ne satisfaisait la partie lésée, ils agiraient contre lui avec toutes leurs forces jusqu'à ce qu'il eût satisfait aux griefs et rétabli la liberté de la na\igation et du commerce; que si, en haine de ce traité, un des deux alliés était attaqué, l'autre le secourrait de toutes ses forces, tant par mer que par terre; que s'il survenait à un des alliés quelque guerre avec d'autres rois ou républiques, l'autre allié l'assisterait de la manière dont ils étaient convenus ou conviendraient à l'avenir, sans rompre le commerce avec les ennemis de l'allié, hormis avec les villes assiégées; qu'un des alliés pourrait lever des troupes et acheter des navires, armes et munitions dans les États de l'autre; que ce traité ne préjudicierait point au droit de souveraineté de la reine de Suède dans la mer Baltique ni aux privilèges des États généraux; que les sujets des deux États jouiraient réciproquement des privilèges qui leur avaient été accordés; que les sujets des deux Étals pourraient trafiquer ensemble suivant les statuts des lieux, ce qui fut ajouté h cause qu'il y a des villes en Suède où il n'est pas permis aux étrangers de trafiquer; que si quelque sujet des États mourait en Suède, les magistrats en avertiraient ceux delà ville dont il était, et conserveraient ses biens à ses héritiers s'ils venaient les réclamer dans l'an et jour, à la charge que, si le défunt s'était fait naturaliser Suédois, son héritier payerait à la ville où il faisait son domicile le droit établi par les statuts, pourvu qu'il n'excédât point le tiers de la succession, qu'il en serait usé de même à l'égard des Suédois qui mourraient dans les Provinces- Unies ; que ce traité ne préjudicierait point aux alliances faites par les deux parties avec d'autres Ktats ; que si l'un des deux avait une guerre dans laquelle l'autre fût tenu de le secourir, il ne pourrait