LIVRF. III. — CHAPITRE IV
Par les articles de la seconde partie du traita, il fut dit que l'amitié scrart rétablie entre l'empereur et le roi de .Suède. L'empereur promit de rendre toutes les places qu'il avait occupées dans le Mccklenbourg et dans la Poméranie , et toutes celles qu'il avait prises sur le Holstcin-Gottorp.
TraiU1 de Stockholm ontro In mêmes, pour alliance (1008).
L'empereur ayant député à Stockholm un envoyé pour engager le roi de Suède d'entrer dans la triple alliance, pour la conservation des Pays-Bas espagnols, le roi de Suède y donna les mains, et la triple alliance fut signée à Londres, lo 25 avril 1608, après quoi l'empereur et le roi de Suède firent à Stockholm, le 16 mai suivant, un traité d'alliance pour cinq années. Par ce traité, ils promirent de procurer l'exécution de la paix de Westphalie, et firent une ligue défensive pour la conservation de tous leurs Ktats ; ils s'obligèrent de tenir sur pied une armée de quatorze mille hommes dont l'empereur en fournirait dix mille et le roi de Suède quatre mille , et convinrent que les troupes que l'un des alliés enverrait a l'autre, seraint entretenues aux dépens de celui qui fournirait le secours.
Ce traité n'eut point de suite, car le roi de Suède renouvela peu après smi alliance offensive et défensive avec la France, contre laquelle il semblait que ce traité était fait.
Trait.* do paix de Nimegu" on're les moine* (1070).
Le roi de Suède ayant fait une irruption dans les États de l'électeur de Brandebourg, qui avait pris de nouvelles liaisons avec les ennemis de la France, au préjudice du traité de Vossem, fut lui-même attaqué et dépouillé de tous les Ktats qu'il possédait dans l'Empire, par le roi de Danemark, l'électeur de Brandebourg, les ducs de Brunswick, et l'évêque de Munster.
Lorsqu'on s'assembla à Nimègue pour traiter de la paix, la Suède demanda son rétablissement dans tous les États qui lui avaient été cédés
par les traités de Weslphalîe; l'empereur soutenait au contraire que par les décrets de la diète de Ratisbonne donnés contre le roi de Suède, ce prince était déchu de tous? ces avantages. L'empereur dans la suite fut obligé d'accepter le projet proposé par la France, dont la première condition portait le rétablissement du roi de Suède et du duc de Holstein-Cîottorp son allié.
Cltacunc de- parties ayant dressé un projet de paix, ils convinrent les uns et les autres d'établir les traiîi's de W'e-lphalie pour fondement de ce traité; les ambassadeurs île Suède y ajoutèrent quelques clauses en faveur du duc de Holstein -Gottorp , et ceux de l'empereur demandèrent qu'on conservât plusieurs droits au duc de Mecklenbourg et à la ville de Brème, cl surtout qu'on conservât la religion catholique dans les lieux où elle était alors. D'autre part les Suédois voulaient que, suivant les traités de Wcstphalie, ceux de la confession d'Augsbourg eussent le libre exercice de leur religion dans les royaumes et Ktats de la maison d'Autriche.
Je parlerai ci-après des raisons sur lesquelles les uns et les autres fondaient ces demandes.
Le traité entre l'empereur et le roi de Suède fut enfin conclu et signé le G février 107!). nonobManl les opposition.- ut les protestations du roi de Danemark, de l'électeur de Brandebourg, et des ducs de Brunswick, qui prétendaient que l'empereur ne pouvait absolument faire ni paix ni trêve que d'un commun consentement. Ou ne parla point dans ce traité de lu succession d'Oldenbourg et de Dehneiihorst. dont les Suédois avaient demandé pour le duc de Holstein que l'empereur fit hâter le jugement. On n'y parla point non plus de* autres articles proposés en faveur des ducs de Mccklenbourg. de la v ille de Brème et des deux religions. On convint seulement que toutes choses seraient rétablies suivant la paix d'Osnabruek de 1 fi'i S. Que l'empereur s'emploierait pour procurer ta paix entre la Suède d'une part, elle roi de Danemark, l'électeur de Brandebourg, les ducs de Brunswick, et l'évéquc de Munster de l'autre, en sorte cependant qu'il n'apporterait aucun obstacle à la guerre que la Suède leur ferait : que les privilèges et le commerce seraient rétablis comme avant la guerre, que l'empereur s'interposerait pour terminer les différends que le duc de