LIVRE III. - CHAPITRE V
Traiu! d'Eulenbcrg entre les mêmes, pour le ntfme sujet (lf.W;.
Les ministres de France consentirent à la continuation de cette trêve, qui fut prolongée jusqu'à la conclusion de la paix, par un traité passé a Fulenberg le mardi de Pâques 1646. Par ce traité on convint que l'électeur jouirait de tous ses revenus, excepté de Leipsick et de quelques autres lieux ; qu'il payerait huit mille rixdales par mois au gouverneur de Leipsick, et cinq mille sacs de blé par an ; que les troupes suédoises auraient passage et des étapes dans ses États ; et enfin que l'électeur ne pourrait bâtir aucune nouvelle forteresse.
Contention faite n Munster entre Ira «mbaiwadeurs de Suéde et de Brandebourg, touchant la Pomemnie ( IM7).
Le 11 février 1647, les ambassadeurs de Suède et de Brandebourg convinrent par l'entremise du comte d'Avaux plénipotentiaire de France, de passer un acte par lequel l'électeur consentit que par le traité de paix on cédât à la Suède la Poméranie citérieure, l'île de Rugen, et dans la Poméranie ultérieure Garts, Stcttin, Damm, Gollnow, et l'ile de Wollin avec le droit de nommer aux dignités et prébendes de Camin qu'avaient les ducs de la Poméranie citérieure; et d'autre part la Suède promit de rendre à l'électeur le reste de la Poméranie ultérieure, tout l'évêché de Camin et la ville de Colberg. Ils réglèrent toutes les autres conditions de cette cession qui sont insérées dans le traité d'Osnabruck, et que je ne transcrirai point ici.
Les ducs de Saxe et de Brunswick s'opposèrent a cet accord, à cause des droits qu'ils prétendaient avoir sur l'archevêché de Magdebourg, qui faisait partie du dédommagement accordé à l'électeur de Brandebourg.
Trait'-' d'iïm entre l/»ii* \IV, la r. iii" ChrbttlK ci In landgrave <l.- ll.'-vv d*nn« part et Iï» élerteiir* do Cologne et de BaUère d«- l'autre, pour une Mi*pi'n>ion d'arme* .mars 1017 ,.
Le roi de France, vovanl que l'électeur de Bavière travaillait puissamment pour faire donner aux ronronnes de France, et de Suède la satisfaction qu'elles souhaitaient, forma le dessein, en K»'|G, de faire un traité de neutralité1 avec lui du consentement de la Suède, qui cependant cil avait autrement usé à son égard, en traitant sans sa participation avec l'électeur de Saxe.
Comme les Suédois batssaienl ce duc de longue main, ils firent durant quelque temps de grandes dillicultés d'y donner leur consentement : mais enfin la reine do Suède Tayaut agréé, le roi Très-Chrétien fit. en Ki'|7. tant en son nom qu'en celui de celte reine et de la landgrave de Bessc, un traité de suspension d'armes avec cet électeur, qui agil tant pour lui que pour I électeur de Cologne, son frère.
La reine de Suède ratifia ans-ilôt ce traité WU1S aucune restriction; mais comme l'électeur de Bavière vil que les troupes suédoises continuaient de désoler les Kl al s de l'électeur de Cologne, il rompit cette suspension d'armes avec la Suède presque RttSSÎtôl q'ie le traité en fut conclu : il prétendait la conserver avec la Krance; mais elle ne voulut point se désunir d'avec la Suède, et elle lit agir son armée contre col électeur; de sorte (pie ce traité n'eut aucune suite.