‹ Répertoire diplomatiqueChapitre 222 sur 269 · LIVRE III. — CHAPITRE V · texte numérisé non relu

LIVRE III. — CHAPITRE V

Traité do Stettin entre la même reine et Fr-Wric-Guillaume, rt.vteur de Ttrand.)>ourR, pour terminer leurs différend» touchant ta Poméranie (10M).

L'électeur de Brandebourg se plaignit à l'empereur du retardement de la reine de Suède à lui rendre la partie de la Poméranie qui devait lui revenir, et de ce que cette reine recevait les licences ou droits de sortie dans toute la Poméranie, nièine dans celle qui appartenait à l'électeur; et l'empereur refusa de donner à cette reine l'investiture des Étals qui lui avaient été cédés en Allemagne, et fit un décret par lequel il la priva de sa voix et séance dans les diètes jusqu'à ce qu'elle eût satisfait l'électeur. Cela l'obligea d'envoyer dos commissaires à •Stetlin, qui conclurent un traité avec ceux de l'électeur, par lequel ils réglèrent les limites de ce que chacun d'eux devait avoir de la Poméranie. et convinrent que la reine et l'électeur recevraient chacun par moitié les licences à Colberg, et dans tous les autres ports et havres de la partie de la Poméranie qui était demeurée à l'électeur.

Arrêt» de la diéto de lUtUtonnc entre eette reine et le» duc» de Mcckleobourg, pour le peafie de Waroemunde { 1051 1.

Lorsque la diète de l'Empire était assemblée à Ratisbonnc, en 16;V|, les ducs de Mecklenbourg et la ville de Rostock y ayant fait de fortes instances pour l'évacuation du fort de Warnemûnde et l'abolition du péage que les Suédois y avaient établi, l'un et l'autre fut ordonné par un arrêt du 10 mai 1654, et l'empereur fut prié de tâcher de l'obtenir à l'amiable en écrivant à la cour de Suède ; mais on n'en put rien obtenir, jusqu'à ce que l'empereur d'aujourd'hui étant entré en guerre contre la Suède, ce fort fut pris et démoli, en 16G0, par l'ordre du général Montécuculli.

Après que la paix eut élé faite à Oliva, les Suédois rebâtirent un autre fort du côté de la Poméranie, et recommencèrent la perception du péage : ce qui subsista encore ainsi jusqu'à ce qu'en 1672, les Suédois ayant été entièrement chassés de l'Allemagne, ce nouveau fort fut encore démoli et le péage aboli.

Lors donc qu'un Imita la paix à Nimègue, les 'lues de MecUcSbourg, à qui ro péage faisait un tort considérable, dans la crainte où ils étaient que les Suédois, rentrant dans Wismar et dans les autres lieux qu'ils avaient possédés en Allemagne j ne prétendissent aussi rétablir le péage ,à Waincmimdc, firent solliciter les plénipotentiaires de l'empereur de comprendre expressément dans lo traité de paix l'abolition de ce péage, et de stipuler que les .Suédois ne pourraient rebâtir le fort qu'ils y avaient eu autrefois.

J'ai déjà marqué crac l'empereur comprît celte demande dans le projet de paix qu'il lit présenter aux ambassadeurs suédois; mais comme ils déclarèrent n'avoir point d'instruction sur ce sujet, cet article fut omis dans le traité, et les ambassadeurs se contentèrent de passer un acte où ils insérèrent celte déclaration.

Trait.' la p.ii\ <l> Sttde PiHrc Cli»rl<r>-Ou«1«v<; cl U ville Je UrOme (Oftt).

Lorsqu'un céda l'archevêché de Brème eux Suédois par le traité d'Osnabruck, on conserva s la ville dé Brème sa liberté, ses droits et ses privilèges, et on convint que si elle avait à l'avenir quelque différend avec le duché ou le chapitre, ils seraient terminés ou par une amiable composition, ou par lu* vol- s de la justice.

Api 'èé la paix t les Suédois prétendirent «pie cette ville devait relever de la couronne de Suède, qui se nn-tlail aux droits de l'archevêque, et alléguaient «pic la Chose axait été ainsi jugée au profit du roi

de Danemark pendant qu'il était archevêque de Brème, opi-ndant,

malgré leurs oppositions, il fut dit dans la diète de Balisbonne, en 1G4S, que culte ville conserverait .-a séance parmi le- villes impériales,

jusqu'à ce qu'il en eût été autrement ordonné par justice ou par une amiable composition.

La reine de Suède, nonobstant ce jugement. ><• saisit du fort de Bourg et de quelques autres places dépendantes <lc Brème, et commit plusieurs hostilités contre cctlc ville; mais ces différends lurent assoupis par le traité de paix conclu à Stade, le 28 novembre 1G5,'|, entre Charles-Gustave cl cette ville. Par ce traité, on remit li une autre

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