‹ Répertoire diplomatiqueChapitre 223 sur 269 · LIVRE III. - CHAPITRE Y · texte numérisé non relu

LIVRE III. - CHAPITRE Y

occasion déjuger si la ville de Brème relevait de l'empire médiatement ou immédiatement. On convint qu'en attendant cette décision elle rendrait hommage au roi de Suède et à ses successeurs en qualité de ducs de Brème; que la ville ne pourrait faire aucune alliance a son préjudice ; qu'on y tiendrait la justice aulique une fois l'année, comme on avait accoutumé de faire; qu'elle mettrait dans le trésor du duché la moitié de ce qu'elle levait pour les contributions de l'empire et des cercles; que les Suédois retiendraient le fort du Bourg jusqu'à ce qu'on fût convenu de quelle manière on en userait. Ce traité fut exécuté : la ville rendit la foi et hommage au roi de Suède dont les troupes y entrèrent, et obligèrent les chanoines allemands de la cathédrale de se démettre de leurs prébendes.

Traité de paix de Kœni^berg entr.- ce mfme roi et l'ilecuiur de Brandebourg

(Janvier I6M>).

Lorsqu'en 1655 le roi Charles-Gustave fit la guerre à la Pologne, l'électeur de Brandebourg, qui possédait la Prusse ducale en fief de la Pologne, envoya des troupes dans la Prusse royale pour la défendre contre les Suédois ; mais le roi de Suède l'obligea bientôt de faire un traité de paix avec lui à Kœnigsberg, le 17 janvier 1656.

Par ce traité, l'électeur promit de renoncer aux alliances de ceux avec lesquels le roi de Suède n'en avait point; de tenir désormais, lui et ses descendants, la Prusse ducale en fief du roi de Suède, et lui prêter serment pour ce sujet ; et, moyennant cela, on convint de part et d'autre que l'électeur retirerait ses troupes de la Prusse royale, et que le roi de Suède ferait sortir les siennes de la Prusse ducale.

Trait* de Maricnbourg entre les mêmes, pour alliance (Juin 1656).

Le roi de Suède, voyant que les affaires du roi de Pologne commençaient a se rétablir, engagea l'électeur de Brandebourg dans ses intérêts en lui promettant de lui faire part de ses conquêtes; mais la jonction des troupes de l'électeur à l'année de Suède n'empêcha pas que les Polonais ne reprissent Varsovie.

Traité de Labiau entre les mime» , pour le même sujet ( novembre 1650}.

Le roi de Pologne fit ce qu'il put après la prise de Varsovie pour obliger l'électeur de Brandebourg d'abandonner le parti du roi de Suède; mais cela fut inutile : l'électeur se joignit en personne avec ses troupes a l'armée suédoise et se trouva à la bataille de Varsovie que les Polonais gagnèrent après trois jours de combat.

L'électeur ensuite demanda une suspension d'armes pour traiter de sa paix avec le roi Casimir, ce qu'il obtint pour six semaines; mais au lieu de faire son accommodement avec la Pologne, il fit, les 20 et 23 novembre 165(5, a Labiau en Prusse, un nouveau traité d'alliance avec le roi de Suède, par lequel ce roi consentit que l'électeur tint la Prusse ducale en toute souveraineté, moyennant trenle mille écus, quelques pièces de drap, de la poudre, et de la mèche qu'il promit de fournir à l'armée suédoise. Ceux de Dautzig se saisirent de la poudre que l'électeur envoyait au roi de Suède.

Traité de Francfort entre ce même roi et le» électeurs de Mayence, de Trêve» et de Cologne, l'évêquo de Mun*UT, les ducs de Brunswick et de Lunebourg, et lu landgrave de lleaw- Casael , pour ligue défensive ( I05H ).

Cette ligue fut faite entre ces princes le 2,'t août 1058 à Francfort, peu après le couronnement et l'élection de Léopold-lgnacc roi de Hongrie à la dignité d'empereur; pour empêcher que ni lui ni aucun autre put troubler les princes de l'empire dans la possession de ce qu'ils avaient acquis par les traités de AYesIphalie. Le roi de France y entra aussi le lendemain à Mayence : ainsi j'en parlerai plus amplement dans le livre quatrième.

Traité do paix d'Oliva entre Charles XI et Frédéric -Guillaume, électeur de llraudcbourg (1000;.

Le roi de Suède Charles-Cuslave se vit abandonné quelque temps après de l'électeur de Brandebourg, qui prit le parti du roi de

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