‹ Répertoire diplomatiqueChapitre 242 sur 269 · TRAITÉS ENTRE LES ROIS DE SI KDE ET LES GRANDS SEIGNEURS · texte numérisé non relu

TRAITÉS ENTRE LES ROIS DE SI KDE ET LES GRANDS SEIGNEURS

L'envie que les rois de Suède ont eue d'assujettir les Polonais les a fait recourir aux Grands Seigneurs, dans la vue de leur opposer d'un côté ces redoutables ennemis pendant qu'ils leur feraient la guerre de l'autre.

Traité entre GusUTe-Aiiolnho et Osman U (1621).

Gustave- Adolphe était en guerre contre le roi de Pologne dans le même temps qu'Osman attaquait aussi ce royaume d'un autre côté ; ce prince envoya à la Porte un de ses officiers pour faire une ligue avec lui contre leurs communs ennemis, à quoi le Sultan donna volontiers les mains.

Charles-Gustave envoya en 1657 un ambassadeur à Constantinople pour faire renouveler cette alliance; mais les grands progrès de ce prince étaient devenus suspects au Grand Seigneur; c'est pourquoi il ne put rien obtenir, et même je viens de marquer qu'il en coûta a Ragolski sa principauté et la vie pour avoir joint ses armes à celles du roi de Suède contre la Pologne.

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s La grande famille des nations européennes, telle qu'elle est aujourd'hui constituée, présente le tableau le plus vivement animé de* rapports qui doivent résulter du développement de puissance, de commerce et d'industrie chez chacune d'elles : mais la force expansive de ces trois éléments ferait craindre à toute heure des collisions, si une loi convenue, une jurisprudence régulatrice, tacitement consentie ou même expressément formulée, n'intervenait sans CCSM pour maintenir la balance ou rétablir l'harmonie entre les États. Cette loi, appelée Droit des Gens, esl effectivement lu seule garantie sociale, et c'est la Diplomatie qui la fait prévaloir et dominer. »

o Les Diplomates de profession forment, dans la société européenne, une société à part, qui a ses maximes, ses mœurs, ses lumières, ses désirs propres, et qui conserve, au milieu des dissentiments ou même des conflits des États qu'elle représente, une tranquille et permanente unité. Les intérêts des nations sont là en présence, mais non leurs préjugés ou leurs passions du moment, et il peut arriver que l'intérêt général de la grande société européenne soit, dans ce petit monde diplomatique, assez clairement reconnu et assez fortement senti pour triompher de toutes les dissidences et faire sincèrement poursuivre le succès d'une même politique par des hommes qui ont longtemps soutenu des politiques très-diverses, mais ne se sont jamais brouillés entre eux et ont presque toujours vécu ensemble, dans la même atmosphère et au même niveau de

l'horizon Il ne faut rien moins qu'une telle disposition des esprits et cette intimité

froide, mais réelle, de la Diplomatie européenne, pour résoudre pacifiquement 1rs questions el dissiper les nuages qui , des points les plus divers , \ iennenl à chaque instant l'obscurcir et menacer d'y jeter la guerre. »

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