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TRAITÉS DE PAIX DU XVII» SIÈCLE

Turquie en Europe, parce que ces princes relèvent du Grand Seigneur. Néanmoins il parle des traités faits par ces princes avant que de parler de ceux qui ont été conclus par les Grands Seigneurs, parce que leur État est plus occidental que les États du Grand Seigneur.

L'auteur divise tout son ouvrage en dix livres qui sont contenus en quatre parties. La première renferme les traités faits par les États les plus septentrionaux de l'Europe, et contient trois livres.

Le premier livre contient l'histoire des traités faits par les souverains de la Grande-Bretagne avec les autres États;

Le second, les traités des rois de Danemark.

Le troisième est divisé en deux parties, dont la première, qui est la plus considérable, contient l'histoire des traités des rois de Suède, la seconde l'histoire des traités des Czars ou grands-ducs de Moscovie.

La seconde partie ne contient qu'un seul livre où l'auteur renferme l'histoire des traités des rois de France avec tous les autres États de l'Europe, et même avec ceux dont il a parlé dans les premiers livres. Les vues qu'il a eues dans l'entreprise de cet ouvrage lui ont permis de s'écarter du plan général et de réduire en un seul corps les traités que nos rois ont faits avec les autres souverains.

La troisième partie contient le cinquième, le sixième et le septième livre. Le cinquième livre comprend les traités des Provinces-Lnies, tant entre elles pour former leur république, qu'avec les autres États de l'Europe ; et comme les princes d'Orange ont possédé les principales dignités de cet État depuis son établissement, l'auteur y insère aussi la suite de ces princes avec l'explication des qualités qu'ils prennent et les traités qu'ils ont faits avec d'autres princes, ou qui ont été faits pour leurs intérêts.

Le sixième livre comprend les traités qui ont été faits par les Suisses, les Grisons et leurs alliés, tant entre eux qu'avec les étrangers;

Le septième, ceux que les empereurs et les archiducs d'Autriche ont faits avec les États de l'empire et avec les autres princes de l'Europe.

Enfin la quatrième partie renferme les trois derniers livres, à savoir le huitième, le neuvième et le dixième.

Le huitième contient les traités que lesélecteurs et les autres princes et États de l'empire ont faits les uns avec les autres et avec les princes hors de l'empire.

Le neuvième est divisé en trois parties, dont la première contient les

traités des rois de Pologne, la seconde ceux des rois de Portugal , e: la troisième les traités des rois d'Espagne.

Le dixième et dernier livre est divisé de même : la première partie comprend les traités faits par les princes d'Italie; la seconde, les traités des princes de Transylvanie, et la troisième, les traités des Grands Seigneurs.

Pour éclaircir ce que l'on a à dire de ces traités, avant que de finir cette préface, il faut ajouter : l'que comme tous les traités commencent par les noms des princes qui en font la transaction, l'auteur commence aussi chaque livre ou chaque partie d'un livre par une suite .chronologique et historique des princes qui ont régné dans le pays dont il parle, depuis l'année 1598, en laquelle la paix de Vervins a été faite, jusqu'à la paix de Nimègue. De plus en parlant de chaque prince, il remarque les principaux traités que ce prince a faits, et même lorsque pour l'intelligence des affaires que ces princes ont eues avec les autres États il a été nécessaire de reprendre les choses de plus haut, il parle aussi des princes leurs prédécesseurs, il explique leur généalogie et décrit leurs actions, autant que le sujet parait l'exiger.

2* Comme tous les traités ont à leur tête les qualités de ceux qui les ont conclus et que souvent il est de grande importance de ne pas laisser prendre certaines qualités à ceux avec lesquels on traite, l'auteur explique sur le sujet de chaque prince toutes les qualités qu'ils prennent; il marque comment leur est échue chacune des provinces dont ils se disent rois, ducs ou seigneurs, et quels droits ils ont à ces provinces. S'il y a quelques princes qui leur contestent ces provinces, ou ces qualités, on les indique.

3# On ajoute à la fin de l'ouvrage une table ou l'on trouvera les noms de tous les princes dont il est parlé dans les traités, avec une liste abrégée des traités que chacun d'eux a faits, et les noms des provinces et des villes dont il est parlé dans les traités, ou pour lesquelles il y a eu des contestations. Ainsi l'on verra à chaque nom les endroits de l'ouvrage où il est parlé de ces contestations, etc., et l'abrégé de ce que les différents traités ont décidé successivement.

ft* L'histoire des négociations de Munster se trouvant déjà insérée dans le corps de cet ouvrage, il semble qu'il soit fort inutile d'en donner une histoire particulière, telle qu'on la trouve à la fin de l'ouvrage. On croit néanmoins que le publie la lira arec plaisir , à cause des eircon-

îih TRAITÉS DE PAIX OU XVII» SIÈCLE.

stancos quelle Yen ferme, et dont le détail ne pouvait pas trouerr place dans une histoire générale. Telles sont les propositions faites en différents temps par les parties intéressées, avant que d'en venir a la conclusion, les vues des souverains qui contractaient, les intrigues de leurs ministres, et semblables faits qui donnent une idée plus précise des droits réels, on prétendus tels, des princes et des États qui travaillaient alors à s'assurer la paisible possession de leurs domaines, ou qui se flattaient de pouvoir y en ajouter d'autres sur lesquels ils formaient leurs prétentions. Ces particularités donnent une oonnaisance exacte de la situation de l'Europe au temps du traité, et rendent plus intéressante l'histoire d'une paix qui a été depuis le fondement de toutes les autres. On lira sans doute avec une pareille satisfaction ce qui s'est passé dans le Cabinet des cours de France et d'Espagne après le traité de Munster jusqu'à la conclusion de celui des Pyrénées, qui peut être regardé comme une suite du premier, dans lequel d'habiles ministres n'avaient pn concilier les intérêts de oes deax couronnes. On commence cette histoire par la négociation de M. de Lionne, trois ans avant l'entrevae du cardinal Mazarin et de don Louis de Haro.

5* Entiu l'on a cr» devoir ne pas négliger l'histoire particulière des traités passés avec Charles IV, duc de Lo irai ne depuis 1030 jusqu'en 1003. L'inconstance de ce prince, qui lui a fait perdre si souvent ses États, est assez connue pour faire désirer de savoir quelles en ont été les suites, et comment la France a traité tm prince qu'elle n'a jamais pu s'attacher par des engagemeuts si souvent réitérés.

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