‹ Répertoire diplomatiqueChapitre 96 sur 269 · LIVRE I. — CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE I. — CHAPITRE II

Traité de Westminster, entre Frédéric III et Olivier Cromwell, pour renouveler l'amitié et le commerce entre les deux nation».

Lorsque la république d'Angleterre outra en guerre contre les États généraux, le roi de Danemark, en conséquence des engagements qu'il avait avec ceux-ci, prit leur parti contre les Anglais, dont il arrêta plusieurs vaisseaux au passage du Sund; mais la paix ayant été faite depuis entre Olivier Cromwell, protecteur de cette république, et les États généraux par un traité où le roi de Danemark fut compris, l'intérêt du commerce des Anglais dans la mer Baltique obligea Cromwell de faire aussi avec ce roi, le 15 septembre 1654, un traité par lequel ils établirent l'amitié et le commerce entre les deux nations.

Traité de Londres, vntre Charlos II et Frédéric III, pour une ligue défensive et de commerce, en 1661.

Le roi Charles II, ayant été rétabli dans ses États, le roi de Danemark Frédérik III lui envoya des ambassadeurs pour lui en témoigner sa joie, et renouveler avec lui les anciennes alliances entre la Grande-Bretagne et le Danemark ; ainsi ils conclurent, en l'année 1661 , un traité de ligue défensive par lequel ils promirent qu'ils s'avertiraient réciproquement des entreprises qu'ils apprendraient qu'on voudrait faire contre eux ; qu'ils n'aideraient point les ennemis l'un de l'autre, que le roi d'Angleterre assisterait celui de Danemark autant qu'il en aurait besoin en cas qu'il fût attaqué par quelques-uns de ses ennemis ; qu'un des deux rois ne recevrait pas ceux qui se seraient révoltés contre l'autre; que le roi de Danemark ferait rendre au roi d'Angleterre les tapisseries, tableaux, meubles et pierreries appartenant à Sa Majesté britannique qui seraient entre ses mains ou en celles de quelqu'un de ses sujets, et qu'il lui livrerait ceux qui auraient été condamnés comme ayant eu pari au parricide commis en la personne du feu roi de la Grande-Bretagne, s'ils se trouvaient dans

ses États. Ils convinrent que la navigation serait libre entre les deux nations , en sorte néanmoins que les sujets du roi de la Grande- Bretagne n'entreraient point sans permission du roi de Danemark dans les ports défendus mentionnés dans les précédents traités ; que ce traité n'annulerait point les précédents, mais qu'au contraire ils subsisteraient dans leur force ; que les sujets du roi de la Grande- Bretagne ne payeraient point de plus grands droits dans les États du roi de Danemark que ceux que payaient les sujets des États généraux ou autres étrangers qui payaient le moins, k la réserve des Suédois, et que le même serait observé k l'égard des Danois qui trafiqueraient dans les États du roi de la Grande-Bretagne ; qu'en cas que quelques vaisseaux fissent naufrage, les habitants des lieux où le naufrage, se, serait fait s'efforceraient d'en sauver les débris, l'équipage et les marchandises, et les rendraient aux propriétaires qui les réclameraient dans l'année, en payant la peine de ceux qui les auraient sauvés; que le? navires anglais passant sur l'Klbe devant la forteresse de Gluckstat ne payeraient aucun péage et ne pourraient être visités hormis en casque le roi de Danemark fût en guerre contre quelque prince; qu'après que les bois que les Anglais achèteraient en Norvège auraient été mis dans les vaisseaux, on ne les pourrait plus visiter pour voir s'il y en aurait de défendus, et que cela s'observerait ainsi tant que les sujets des États généraux jouiraient de ce privilège ; que les vaisseaux de guerre d'un des deux alliés ne pourraient entrer en plus grand nombre que de six dans les ports de l'autre allié, k moins que d'en avoir averti de bonne heure ou d'y être jetés par la tempête, et qu'ils n'y demeureraient que le temps nécessaire pour les radouber ; que les vaisseaux et marchands anglais passant par le détroit du Sund auraient le privilège, ainsi que dans les années précédentes, de différer le payement du péage jusqu'à leur retour, en apportant un certificat comme ils seraient sujets du roi de la Grande-Bretagne, et en donnant bonne caution de payer le péage dans trois mois en cas qu'ils ne revinssent pas plus tôt; que les sujets du roi d' Angleterre seraient d'abord expédiés k Elseneur, sans leur préférer qui que ce soit d'aucune autre nation, si ce n'est les habitants de certains lieux qui jouissent de ce privilège de toute ancienneté; et enfin que. si quelque nation, excepté la suédoise.

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