‹ Répertoire du théâtre français (volume 2)Chapitre 102 sur 514 · ACTE I, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE IV

assez matin, et tous le fîteft attendre à dîner : il querella deux heures ; je ne roi* pas , peur moi...

«1UAL18C.

Dîne-t-ou devant trois heures a Paris?

MARVHOH.

Cest ee que je lui dis. il se plaint aussi que ▼nus voyez trop de monde, et que,..

CinALISE.

Veut-il que je ferme la porte à tons mes amis?

MABTHON.

Quelle apparence ? Vous allez, dit*il, souvent aux comédies, à l'opéra, au bal, et vous jouez #rosjeu.

CIDALISK.

Le carnaval, peut-on faire autre chose?

MARTÏOW.

J'en demeure d'accord. L'été, vous aimes à votis promener, et vous ne revenez pas de bonne heure, d'ordinaire.

- GIBALtSK.

N'est-ce pas une chose bien étrange de se promener Tété?

MAftTHOH.

Rien n'est plus naturel , sans doute. Vous avez des amants, et le nombre, peut-être , pourroit.. .

OlDALI8Et

Est-ce un crime d'avoir des amants?

MARTHO»,

Bop! un crime. Voilà un plaisant crime, ma foi. C'est un crime bien plutôt de n'en avoir pas aujourd'hui. Allez, allez, madame, il se moque de nous. Ne vous contraignes point. Pourvu qu'on ait la conscience nette, qu'importe des discours? Laissez quereller monsieur votre oncl e, n'en faites pas moins tout ce que vous voudrez. La liberté est une belle chose ; vous en jouirez tous, deux. Il se veut fâcher, il.se tachera. Vous voulez vivre à votre manière , vous y vivrez.

GIDALISE.

Depuis très peu de temps ma conduite le blesse, et j'en découvre les raisons.

MARTHON.

Il faut effectivement qu'il y ait quelque chose à tout ceci, que je ne comprends point. Depuis deux ans que je suis avec vous, nous avons toujours ve'cu comme nous vivons, et votre oncle né. nous persécute que depuis trois mois.

GIDALISE.

Et tu ne pénètres point encore d'où cela vient?

MARTHON.

Non , ma foi.

GIDALISE.

Tu ne vois pas là l'esprit de ma tante à découvert?

Page 1