‹ Répertoire du théâtre français (volume 2)Chapitre 103 sur 514 · MA II T HO V · texte numérisé non relu

MA II T HO V

Et pourquoi?

CIDAIISE.

Par jalousie.

maktho*.

fit de qui?

CIBALtSC.

De moi.

MAUTRON.

Expfiquez-w>U3.

Elle s'imagine que je suis le seul obstacle à l'amour qu'elle* sans doute pour Éraste*

VARTHOK.

Âh! par ma foi, madame, vous ayez raison. Je rappelle mille et mille choses qui me convainquent de ce que vous dites» fin vérité, je suis bien sotte.

«1DALISE.

Ne remarques-tu pas* toutes les fois qu'Éraste me vient voir, que ma tante descend aussitôt ici?

i^o LA COQUETTE ET LA. FAUSSE PRUDE.

MARTHON.

Justement.

GIDALI8E.

Qu'elle me charge toujours de quelque affaire qui m'oblige à sortir, afin qu'elle demeure seule avec lui? J'ai vingt fois eu la pensée d'en avertir mon oncle.

marthon.

Cela n'auroit de rien servi, madame; il la verroit dans les bras de trente hommes, qu'il n'en prendroit aucun soupçon. Ses dehors affectes, ses discours éternels de morale et de vertu, son déchaînement contre tous les plaisirs, dont elle sait goûter jusqu'aux moindres délicatesses , lui donnent un empire absolu sur l'esprit de monsieur votre oncle.

C'est aussi ce qui m'a empêchée de hasarder la chose.

MARTHON.

Vous avez fort bien fait.

C1DALISE.

Mais enfin ils auront beau me persécuter, la jalousie de ma tante, le pouvoir de mon oncle, ni celui de mon père même, ne me forceront point à me marier contre mon inclination.

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