ACTE I, SCÈNE Vin
M ARTBOS.
Cidalise ne veut entendre parier ni d'Éraste ni de ses lettres.
PA8QTJIH.
Tant mieux. Je vais lai reporter celle-ci. N'asta rien à me dire antre chose ?
MARTHON.
Tu lai diras que j'ai fait humainement pour lui tout ce que j'ai pu faire auprès de ma maîtresse; et qu'elle est si fort irritée, qu'il m'a été impossible de l'adoucir.
Ah! bien, bien, billes pareilles. Mon maître est dans une rage contre elle à n'en revenir jamais. Il avoue qu'on le trompe, et l'avoue pour la première fois de sa vie ; l'aventure d'hier l'a dégagé absolument.
Mais d'où donc est venu tout ce désordre ?
pasquik.
Ta ne le sais point?
MARTHON.
Non, ma foi.
PASQUIK.
Je vais te l'expliquer. Peste ! l'affaire est délicate, et l'on romproit à moins.
ttAfetriro*.
Point tant de digressions ; achève , je te prie.
PASQUfN.
Mon maître étoit à la foire hier avec ta maîtresse.
MAfcTHOT*.
Eh bien ? ton maître étoit à la foire : après?
VASQUt».
Il passa un jeune homme que Cklah'se trouva fort bien fait. Aussitôt Éraste regardé u«e jeune personne, qu'il trouva fort aimable. -Cidaliée redoubla ses louanges pour le cavalier ; Éraste exagéra les siennes pour la jetme personne. Ta maîtresse recommençoit toujours, mon maître ne finissoit point , et la fin de la conversation fut qu'ils se trouvèrent tous deux si raids, si laids, qu'ils se séparèrent avec des serments de ne se revoir de leur vie.
Tu n'as plus rien à me dire? Adieu.
PASQUI*.
Demeure ici. J'-en tends ^Éraste, paye-le de son impatience ; aussi bien lui feras-tu mieux comprendre les choses.
A,CTE I, 5C^N£ IX. ift3