‹ Répertoire du théâtre français (volume 2)Chapitre 118 sur 514 · SCÈNE t · texte numérisé non relu

SCÈNE t

CIDALISE, MARTHON.

MAlTUOB.

Vous avez mis Érat te au désespoir.

Ce n'est point cela à présent dont il est question. Que fait mon oncle? que dit-il ?

MABTHOB.

Votre oncle est parti pour aller trouver votre père.

OIDALISB.

Pour aller trouver mou père?

MARTHOl.

Bien n'est plus assuré.

Qui te l'a dit ?

HiRTHOB.

Personne-, mais il est sorti à six chevaux, il a pris sa petite calèche; où voudriez-vous qu'il allât?

Il y a bien de l'apparence à ce que tu dis. J'ai peur de quelque extravagance. Cest un homme dont je crains tout.

MilTHOH.

On appelle cela justement avoir peur de son ombre. Que vous peut-il faire ?^

Il étoit ce matin dans une furieuse colère.

M A HT H ON

Il étoit, il y a huit jours, dans une rage effroyable.

Quand donc? Je ne m'en souviens point.

MARTHON.

Vous avez bientôt perdu la mémoire. Quoi ! vous avez oublié cette charmante nuit où tous les éléments se déchaînèrent pour nous faire enrager; cette nuit où le vent, l'eau et le vin nous causèrent tant de désordre ; point de flambeaux , plus de laquais, le cocher ivre-mort, ses chevaux et nous au milieu d'un bourbier?

Ce jour que nous revînmes à huit heures du matin?

MABTHOV.

Celui-là même. Ne vous souvient-il point non.

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