‹ Répertoire du théâtre français (volume 2)Chapitre 119 sur 514 · ACTE II, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE I

pins que monsieur votre oncle nous attendait dans la cour; qu'il se promenait en 'long, en large ; qu'il prenoit le ciel à témoin , qu'il tempêtait, qu'il menaçoit?

Oh! pour ce jour»la, je t'avoue que j'en eus pitié.

MARTHOlf.

Madame votre tante ne vous fit-elle point de pitié aussi, qui le contrefaisoit en tout, et l'adoucissoit d'une manière à l'irriter mille fois davantage?

cidalise.

Je crois qu'elle s'évanouit aussi?

MARTHON.

Elle en fit semblant du moins : mais je lui jetai une aiguiérée d'eau par le nez, qui lui fit bientôt changer de résolution. Mort de ma vie ! je n'aime point les hypocrites; elle n'étoit fâchée que de n'avoir pas été avec nous.

Il n'en faut point douter.

MARTHON.

Oh! çà donc, croyez-moi, ne vous allez point mettre de fariboles dans la tête., qui ne sont bonnes à rien. Que monsieur votre oncle se fâche ou ne se fâche point, tout cela est la même chose à votre égard.

ioo LA COQÛETÎE ET LA FAUSSE PRUDE.

C!DiL!8E.

Tti as* raison.

MAHTflÔÎÏ,

Voyons donc pour Éraste.

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