ACTE II, SCÈNE IV. ao
M. BASSET
Je suis ravi , madame, d'avoir eu uneoccasion en ma vie de vous foire un petit plaisir.
CIDàLISE.
Il est certain que peu de gens aiment aussi délicatement que vous. La plupart ne vous disent que des sottises : ils croient avoir bien rencontré de vous dire qu'ils vous adorent et qu'ils vont mourir pour vous, si vous ne les aimez; que, si vous leur faites cette grâce, ils vous serviront toute leur vie ; comme si Ton avoit bien affaire de leurs services ! et , dans les choses essentielles, ils demeurent tout court.
M. BASSET
Pour moi , madame, je ne m'amuse point à la bagatelle: vous me trouverez toujours mon coffrefort ouvert.
Je ne crois pas, monsieur, que je vous mette souvent à de pareilles épreuves. Vous êtes bien persuadé qu'aussitôt que mes affaires seront terminées...
M. BA8SET
Ne parlons plus de cela , madame, je vous prie ; ce sont des bagatelles, vous dis-je, qui ne méritent pas qu'on s'en souvienne.
Vtnto avettl'ame bulle , monsieur.
M. BASS^Ti
Point du tout , madame; cela ne me coûte rien : mes droit» de pik&ewe me vaknti cela en une année:
Cibalise.
En vérité , monteur, je ne satttjeis assea vous» témoigner...
Mi BASSBT.
Si- vous avier autant b?eHvie de reconnaître la tendresse que j?ai* pour vous, qui mériter oit bien mieux d'être récompensée.. * cidalhje.
6fr! monsieur Basset, je votes prie , knscn-moi terminer mes affaires. Je n'ai plus qu?une année à passer pour être absolument maîtresse de mes volontés; donnez-vous patience jusque-là, s'il vous plaît ; alors je vous permet* de vous- plaindre , si vous n'avez pas Heu- d'être content? de moi.
M. basset.
Vous me faites une belle promesse, madame ; vous me permettes de me plaindre.