ACTE II, SCÈNE VII. ai
CIDALI8E.
Achève, je t'en prie.
PASQtriïl.
Enfin, madame, comme je me préparois à» remplir sa valise , il m'a rappelé d un ton à fendre le cœur le plus dur. Je veux lui écrire , a-t-il repris , avant que de la quitter. Pasquin , apporte-moi mon écritoire. Vous ne pleurez point, madame ?... Apporte-moi de la bougie. ( h Marthon. ) Tu ne pleures point, vilaine ?
Finiras-tu ?
Tout est fini, madame. Il a écrit une lettre, qu'il m'a dit de vous apporter.
mauthon.
Pourquoi ces bottes ?
Pour rendre la chose plus touchante, c i d a l i s e lit la lettre cTÉraste.
k Puisque vous aimer et vous estimer sont deux « choses incompatibles , je renonce à vous pour « jamais. Je pars pour aller en Flandre , et je fuim rai désormais tous les lieux où vous serez. Je ne « demeurois ici que pour vous. Un peu de mérite, « et toute la passion imaginable , n'ont pu vous • rendre fidèle ; rien ne me retient plus. Je ne vous
3i8 LA COQUETTE ET LA FAUSSE PRUDE.
Oui, ma cousine.
LUCILB.
Vraiment , je Faime bien , d'être si affectiea&é ponr son maître. Mais il me semble que vous ne prenez pas grand'peine à l'apaiser.
MABTHOH.
Oh ! c'est une méthode oui passe les jeunes filles comme vous.
Je ne yeux point l'apprendre; monsieur le comte n'aimeroit pas cela.
MARTHOBT.
En enrageant , il tous en aimerait davantage.