‹ Répertoire du théâtre français (volume 2)Chapitre 151 sur 514 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

ÉRÀSTE, CÉPHISE.

Éraste, a part.

J'enrage.

CÉPHISB.

Eh bien ! cette étourdie , je pense , en vérité , qu'elle noua laisse seuls ici,

Il est vrai , madame , et je vais l'appeler,, s'il vous plaît.

CÉPHISB,

Je ne dis pas cela, monsieur. Mais vous savez qu'aujourd'hui on juge sur les apparences : et comme deux personnes seules peuvent faire tout Ce qu'il leur plaît, on peut d'elles aussi dire tout ce qu'on veut.

Les personnes comme vous , d'une vertu confirmée, peuvent tout hasarder, sans craindre qu'on en juge mal.

CÉPHISE

Je ne dis pas cela, monsieur; mais on ne sauroit assez se mettre en garde contre la médisance d'aujourd'hui.

Lorsque la médisance n'est appuyée sur aucun fondement, elle est aisée à détruire; et ceux qui pourraient s'imaginer que je fusse assez téméraire pour vous aimer n'ignorent pas que tous êtes trop vertueuse pour m' écouter. Mais, pour vous obéir, j'appellerai Marthon, si vous voulez.

CEPHISE.

Non, non, monsieur; demeurez. Que parlezvous d'aimer? Achevez, je vous prie.

éraste, à part.

Je suis au désespoir.

CÉPHISE

Qu'avez-vous? vous me semblez fâché.

Et qu'aurois-je, madame?

CÉPHISE

Je ne sais ; mais vous me paroisses tout-à-fait embarrassé.

Il est vrai , madame , je vous l'avoue , je le suis autant qu'on le peut être ; et je ne me suis jamais trouvé dans l'état où je me vois.

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