‹ Répertoire du théâtre français (volume 2)Chapitre 17 sur 514 · SCÈNE XL · texte numérisé non relu

SCÈNE XL

MARTHON, MONCADE, PASQU1N.

m o h c a n e , à Marthon.

Eh ! bonjour, Marthon ; que voulez- vous ?

MARTHON.

Vous donner le bonjour, monsieur. J'ai à vous parler de la part de madame.

moncade, àPnsquhi.

Mon justaucorps. (// s habille pendant toute *ette scène, sans écouter Marthoni )

1CTE F, MÈNE XI. 3i

KAITIOK.

Si je n'a vois cru rendre service à madame, et à vous, monsieur, je ne me serois pas chargée de vous parler. Je me suis- flattée que vous écouteriez agréablement ce que /ai à vous dire ; voù9 savez si je suis dams vos intérêts ? cela me fait peine de voir que voos ne' vouliez pas devenir heureux. Que ne donnerois-je pas pour vous voir faire de sérieuses réflexions sur votre humeur ! Pour moi, je vous crois trop honnête homme pour ne vous pas reprocher quelquefois votre conduite avec Lvcinde.

MOitCABB, h- Pasqum,

Ma montre;

MARTHfON.

Qseroit-onvous dire que vos sewtamente, dispersés à vingt coquettes, ne vous vendront ni plus aimable ni plus heureux? A qui dev* oient-ils être fidèles , ces sentiments que nous ne voyons plus, si ce n'est à la plus tendre, et peutvétre à la plus aimable personne du royaume ? Croyez-moi, monsieur, et vous croirez une fiHe tout affectionnée à vos mfcé**êts;soyez heureux pendant que vous pouvez l'être : il vient un temps où. te désir de le devenir n'est plus qw'ift» dèsfe* désespérant. Vous ne serez pas toujours aimable-, et vous ne trou-6 Verez pas toujours une Lucinde qui vous aime:

3a L'HOMME A BONNE FORTUNE.

mohcade, à Pasquin. Mon épée.

MARTHOH.

Cinquante mille écus et Lucinde , en ce tempsci, la jolie somme! Cela derroit être bien tentant pour vous, et je ne sache guère que vous qui voulût s'aviser de n'être point tenté de tout cela.

mohcade, à Pasquin.

Ma bourse.

M1KTHOH.

En vérité, monsieur, vous avez beau dire et beau faire , à quelque usage que vous prétendiez mettre tout le mérite que vous avez, et vous en avez beaucoup , si l'on en croit les connoisseurs, j e veux devenir la plus grande demoiselle de Paris, s'il peut jamais vous valoir cinquante mille écus etLucinde.

mohcade, à Pasquin.

Ma perruque.

MARTHOtT.

Ge que je vous dis devroit-il vous paroître assez désagréable pour ne vouloir pas seulement médire mot?

mohcade, lui faisant remarquer sa mise.

Suis-je bien , Marthon?

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