ACTE V, SCÈNE II. 3o
ÉR4STE
Eh ! madame , de.gface , écoutei-moi. . .
GIDALISE.
Je vous écoute... je vous écoute, vous dis-je. Mais, à propos, que vouloit cet homme de tantôt ? L'avez- vous vu?
JÉRASTE.
Oui, madame.
Que vouloit-il?
Me rendre une lettre. ' *
De qui?
ÉRA8TB.
De quelqu'un qui vouloit 9e divertir apparemment.
CIDAIISB.
Est-ce l'écriture d'une femme?
JÉRASTE.
Je ne sais.
gidalisb.
Montrez-la-moi.
EBA8TE.
Je vais vous la donner. (// cherche la lettre dans ses poches.)
C1IHL18E.
Dépêchez-vous.
3oC LA COQUETTE ET LA FAUSSE PRUDE»
ÉHÀ8TE.
Un moment, s'il vous plaît.
cidalise.
L'avez-vous?
Pas encore.
Vous me faites mourir.
ERASTB*
La voici.
Ah! je respire. «
Non , ce n'est pas elle.
Est-elle perdue?
La voilà.
Je la veux lire. (Elle lit. )
« Je ne veux point vous laisser acheter par des « soins une tendresse que rien ne sauroit payer, « que la vôtre. Si 'vous m'aimez , comme on me l'a s. « voulu faire croire , je suis contente ; mais cessez « d'en faire confidence à d'autres qu'à moi : ca- «chez même, si vous pouvez, à celui qui vous « rendra ma lettre , le plaisir qu'elle doit vous