‹ Répertoire du théâtre français (volume 2)Chapitre 289 sur 514 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

M. GRICHARD, LOLIVE, ARISTE.

M. GRlCHA.RD,à£o/t!/e.

Bourreau ! me feras-tu toujours frapper deux heures a la porte ?

lolive. -

Monsieur, je travaillois au jardin : au premier coup de marteau j'ai couru si vite que je suis tombé en chemin.

M. GRICHARD.

Je voudrois que tu te fusses rompu le cou , double chien ! Que ne laisses-tu la porte ouverte?

LOLIVE.

Eh ! monsieur, vous me grondâtes hier à cause qu'elle le' toi t. Quand elle est ouverte, vous vous

jo LE GRONDEUR.

fâchez; qaandeîle est fermée, vous vous fâchez

aussi. Je ne sais plus comment faire.

M. GRICHARD.

Comment faire?

Mon frère, voulez-vous bien...

m. GRiCHiiD, l'interrompant.

Oh! donnez-vous patience... à Loliue. Comment faire? coquin!

Eh! mon frère, laissez là ce valet, et souffrez cjue je vous parle de...

m. g ri chaud, V interrompant.

Monsieur mon frère, quand vous grondez vos valets, on vous les laisse gronder en repos.

ARI8TE,rt/îart.

H faut lui laisser passer sa fougue.

M. GRICHARD, h L0Ï1VC

Comment faire ? infâme !

LOLIVE.

Oh! ça, monsieur, quand vous serez sorti, voulez-vous que je laisse la porte ouverte?

M. GRICHARD.

Non.

LOLIVE.

Voulez- vous que je la tienne fermée?

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