‹ Répertoire du théâtre français (volume 2)Chapitre 294 sur 514 · ACTE I, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VII

Après avoir promis votre fille à Morulor, vous voulez la donner aujourd'hui à monsieur Fadel , qui n'a pour tout mérite que d'être beau - frère de monsieur de Saint-Alvar.

M. GRICHARD.

Que vous importe?

Et vous voulez épouser cette même Clarice que vous avez promise à votre fils ?

Bon ! promise. Qu'il compte là-dessus.

En conscience, mon frère, croyez-vous que dan» le monde on approuve votre conduite?

M. GRICHARD.

Ma conduite! Et croyez -vous, en conscience, monsieur mon frère, que je m'en mette fort en peine ?

Cependant...

h. g m ic h a r i) , V interrompant

Oh! cependant... cependant chacun fait chez lui comme il lui plaît; et je suis le maître de moi et de mes enfants.

Pour en être le maître, mon frère, il y a bien

3o x LE GRONDEUR.

des choses que la bienséance ne permet pas de

faire; car, si...

m. gbichabd, £ 'interrompant.

Oh! si, car, mais... Je n'ai que faire de vos conseils. Je tous l'ai dit plus de cent fois.

ABISTE.

Si vous vouliez pourtant y faire un peu de ré* flexion...

M. gbichabd, f interrompant.

Encore? V ons ne seriez donc pas d'avis que j'épousasse Clarice?

ABISTE.

Je crains que vous ne vous en repenties.

M. GBICHABD.

Il est vrai qu'elle convient mieux à Térignan.

ABISTE.

Sans doute.

M. GRICHABD.

Et vous ne trouvez pas à propos, non plus, que je donne Hortense à monsieur Fadel?

ABISTE.

C'est ub imbécile : j'appréhende que vous ne rendiez votre fille très malheureuse.

M. GRICHABD.

Très malheureuse! En effet, comme vous dites... Ainsi , vous croyez que je ferois beaucoup mieux de revenir à mou premier dessein?

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