ARI8TB
Gomment donc?
M. GRICHARD.
Je n'en veux plus entendre parler.
Je vous admire, mon frère. Hier vous vouliez donner Térignan à Glarice, et Hortense à Mondor ; ce matin vous vouliez épouser Glarice , et donner votre fille à M. Fadel ; et ce soir vous ne voulez faire ni l'un ni l'autre.
M. ORJCHAHD.
Non, non, non, de par tous les diables, non.
Voilà cependant trois fois , de bon compte , que vous changez de sentiment dans un jour.
M. GRICHARD.
J'en veux changer trente , s'il me plaît ; et, afin qu'on ne m'en vienne plus rompre la tête, je suis bien aise de m'être engagé, en votre présence, à partir demain matin , pour aller voir à la campagne ce seigneur malade, qui m'a fait l'honneur de m'envoyer son aumônier.
Mais, au moins, avant que de partir, vous devriez prendre quelque ajustement avec monsieur de Saint-Alvar.
M. GRICHARD.
Je n'en ferai rien.
ARÏ8TE.
Il a de puissants amis.
M. GRICHARD.
Je m'en moque.
ARISTE. v
Vous lui avez donné votre parole.
M. GRICHARD.
Qu'il la garde.