‹ Répertoire du théâtre français (volume 2)Chapitre 354 sur 514 · ACTE III, SCÈNE XVII. n · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE XVII. n

CATÀU.

Refuser un parti si avantageux, et qui nous mettroit tous hors d'embarras !

M. GRICHARD.

Quel parti?

CATAU

Comment, monsieur! ce neveu de monsieur de Saint-Alvar , ce marquis de vingt mille livres de rente, ce gouverneur de Madagascar, a chargé ( montrant Ariste ) monsieur de vous demander Hortense en mariage.

ariste, à M. G richard.

Il est vrai, mon frère; mais elle a quelque secrète aversion pour lui.

catau, à M. Gricha rd.

Aversion pour un homme de vingt mille livres de rente, et qui est fait à peindre ! Vous l'avez vu, monsieur.

M. GRICHARD.

Qui, moi? et quand?

Tout-à-1'heure. Cest cet homme de condition qui est venu vous consulter.

M. GRICHARD.

Qui, ce grand flandrin? Il est encore plus sot que Fadel : mais il n'est que trop bon pour Hortense.

i»4 LE GRONDEUR.

ABISTE.

Cest un homme, après tout , que nous ne coa~ poissons pas bien, et je trouve que ma nièce a raison.

m. gkicbabd.

Et moi, je trouve que votre nièce est une sotte.

' CATAU

Assurément, monsieur. Je sais bien d'où vient son aversion ; elle est affolée de son Mondor, qui ne viendra peut-être jamais.

M. GBICHARD.

La coquine ! Je vois ce que c'est : ils sont tous d'intelligence contre nioi et Brillon :iïs voudraient de] a nous savoir bien loin. Âh , parbleu ! je ne serai pas leur dupe. Allons , allons , Catau.

CATAU

Que vous plaît-il , monsieur ?

M. GAICHARD.

Fais venir Hortense, et va dire à monsieur de Saint- Alvar, à Clarice et à ce marquis de se rendre ici tout-à-Fheure.

CATAU

J'y cours ; vous les aurez dans un moment.

(Elle sort.}

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