ACTE II, SCÈNE III. i
MARINE
Tu me les diras ce soir quand tu amèneras ce muet que ton maître a promis à ma maîtresse. frontin.
Qui, ce muet? Est-ce pour elle?
MARINE
Vraiment, oui.
FROHTIN.
Eh! que diantre veut-elle faire d'un muet?
MARINE
Bizarrerie. Elle veut toujours avoir dans son équipage quelque chose de singulier. Elle eut d'abord un More ; dès qu'elle vit qu'ils de ven oient trop communs, et que la vanité d'en avoir a voit passé jusques aux bourgeoises , elle n'en voulut plus, et prit un petit Turc : d'autres en eurent, elle le quitta ; Présentement elle s'est avisée d'avoir un muet , à cause que personne ne s'en sert.
FROHTIN.
Oh ! je te réponds qu'en cela elle sera bientôt suivie par les autres femmes ; elles seront bien aises d'avoir auprès d'elles des gens qui ne parlent point, et j'en sais plus de quatre qui se sont mal trouvées de n'avoir pas eu des domestiques muets.
MARINE
Tais-toi, voici Zaïde.
s6| LE MUET
PIOITIS.
Sera-t-eDe de dos amis?