‹ Répertoire du théâtre français (volume 2)Chapitre 417 sur 514 · ACTE »1II, SCÈNE IX. 2o · texte numérisé non relu

ACTE »1II, SCÈNE IX. 2o

le barow, au marquis.

Voilà qui se rapporte à ce que le commandeur vient de me dire. -

FRONTIN

Vous voyez, monsieur, si je vous dis la vérité?

le marquis, au bkron.

Vous soupçonniez à1 tort ce garçon-là.

FRONTIN

Ah, monsieur! cela m'arme tous les jours.

LE BARON

Il faut tout-à-l'heure que j'aille chez la comtesse.

FROKTIH.

Attendez, monsieur, que je vous aie tout dit; et puis vous ferez ce qu'il vous plaira. LE baron.

As-tu parlé au chevalier?

FRONTIT*.

Oui, monsieur.

LE BAROTf.

Et que t'a-t-il dit?

■FROTrrnr.

Ah, monsieur! j'en ai le cœur si serré... je crois que j'en mourrai !

LE BAROtt.

Comment?

FflO'WTI-N.

Une parle point.

ao4 LE MUET.

LE B&BOK.

H ne parle point?

PRORTIW.

Non, monsieur.

LE BABOtt.

Est-il mort?

FBOBTIB.

Non, monsieur.

LE BARON

' Est-il malade?

FRONTlN.

Je ne sais.

LE BARON

D'où vient donc qu'il ne parle point?

FRONTIN

Je ne saurais dire , monsieur, si c'est qu'on ait jeté quelque sort sur lui, ou s'il seroit tombé dans une espèce de mélancolie; mais je n'ai pu l'obliger à me répondre que par signes.

LE BARON

Ab, ciel! quelle extravagance! L'amour lui auroit-il fait tourner l'esprit?

LE MARQUIS

Il y a là-dessous quelque mystère.

FRONTIN

Gela pourrait être, monsieur. Mais pourquoi ne se seroit-il pas ouvert à moi ? Je lui ai dit, pour

Page 1