‹ Répertoire du théâtre français (volume 2)Chapitre 418 sur 514 · ACTE 111, SCÈNE IX. ao · texte numérisé non relu

ACTE 111, SCÈNE IX. ao

le faire parler, que je savois son amour, et que je n'étois venu là que pour lui rendre service.

LE BARON

Eh-bieii! à cela?

FBOSTIN.

Mutus.

LE BARON

Juste ciel! que sera ceci?

LE MARQUIS

Bagatelle. Le chevalier est assurément d'intelligence avec cette fille.

FRONT. IN

Je le erois comme vous, monsieur. Mais être éperdument amoureux, avoir pris l'habitude de ne parler que par signes, monsieur! Monsieur, on dit que les grandes passions font de terribles ravages ! Etpuis, s'il y avoitlà quelques charmes? le b A. non, au marquis. K

Ah! marquis!

LE MARQUIS

Chansons, vous dis-je; c'est un jeu concerté entre eux.

frontin, à part.

Le maudit homme !

LE BARON

Quelqu'un aura ensorcelé mon fils.

te

a«6 LE MUE T.

LE MARQUIS

Qu allez ^ vous là vous imaginer?

FRONTIN

Cette vieille jnive qui passe poup sorcière vint l'autre jour au logis-, et parla long-temps au chevalier.

LE BARON

Ah! la maudite femme!

LE MARQUIS

En vérité, baron, vous êtes trop facile à vous mettre dans de pures visions.

LE BARON

Vous croyez donc que Frontin nous trompe?

LE MARQUIS

Non ; pour ce garçon-là, oh! puisqu'il vient, de son propre mouvement, vous dire ce qu'il sait, je ne doute point qu'il ne parle sincèrement. frontin.

Si je parle sincèrement! Je n'ai qu'un défaut, monsieur, je suis trop franc.

LE BARON

, Quoi qu'il en soit, il faut que j'aille trouver le

chevalier, et que tout-à-1'heure...

frontin, / 'arrêtant.

Gardez-vous-en bien , monsieur. Personne ne

le connoît ehez la comtesse : il passe là-dedans

pour un muet de naissance. Je crois qu'il vaut

Page 1