ACTE III, SCÈNE X
commencer, et il y a des médecins qui en savent guérir.
LE BARON
Oui ; mais je voudrois les consulter si secrètement que je ne publiasse pas la folie de mon fils. Ces sortes d'accidents déshonorent une maison.
FRONTIN
Oh ! monsieur, j'ai ouï dire que les folies qui viennent de l'amour ne déshonorent personne : toutes les familles seroient déshonorées.
LE BARON
Je suis si connu de tous les médecins de Naples!
FROWTIR,
Attendez, monsieur... Il y a depuis deux jours dans ce palais un des plus grands hommes du monde pour la médecine.
LE BARON
Et qui?
FRONTIN
Diable ! c'est un médecin français.
LE BARON
Eh ! si c'étoit un habile homme , se r oit-il sorti de son pays? Les bons médecins y sont si rares.
FRONTIN
Peste ! c'est un député de la faculté de Montpellier, qui va conférer avec l'école de Salerne sur quelques opinions nouvelles.
2io LE MUET.
LE BABOK.
Et que vient-il donc faire ici?
?RO#TIH.
Ce seroit une trop longue histoire à vous faire: suffit qu'il loge dans ce palais, et que je viens de lui parler tout-à-1'heure.
LE BARON
Et comment le conn ois-tu?
FBOHTIN.
Gomme il est étranger , et que j'ai été enFraace, je lui ai rendu quelques bons offices.
LE BABON. x
Eh bien?
FROKTIR.
Bivous voulez, monsieur, tandis qu'on dîne chez la comtesse, je vais le prier de descendre dans cette salle, où je ferai venir votre fils. Je dirai au médecin que le chevalier n'a ni père ni mère ; il l'examinera sans le connoître.
LE BARON
Fort bien ; mais je veux y être présent.
FBONT1N.
Cest ainsi que je l'entends.
LB BABOK*
Mais comment fexai-je ? Je n'entends pas le français.