‹ Répertoire du théâtre français (volume 3)Chapitre 132 sur 520 · D.JUAN,SGANARELLE,FRANCISQUE · texte numérisé non relu

D.JUAN,SGANARELLE,FRANCISQUE

SGAMARELLE.

Holà ho ! l'homme ! Ho ! mon compère ! jlo ! l'ami ! Un petit mof , s'il vous plaît. Enseigneznous un peu le chemin qui mène à la ville.

FRANCISQUE

Vous n'avez qu'à suivre cette route, messieurs, et détourner à main droite quand vous serez au bout de la forêt. Mais je vous donne avis que vous devez vous tenir sur vos gardes , et que depuis quelque temps il y a des voleurs ici autour.

D. JUAN

Je te suis obligé, mon ami, et je te rends grâce de tout mon cœur.

FnANcfiGHJE.

Sivous vouhez me secourir, monsieur, de quelque aumône.

Ah! ah! Ton avis est intéressé, à ce que je vois.

* FRANCISQUE

Je suis un pauvre homme, monsieur, retiré tout seul dans ce bois depuis dix ans, et je ne manquerai pas de prier le ciel quil vous donne toute sorte de biens.

D. JUAN

Ah ! prie le ciel qu'il te donne un habit , sans te mettre en peine des affaires des autres.

SGANARELLE

Vous ne connoissez pas monsieur, bon homme ; il ne croit qu*cn deux et deux sont quatre , et en quatre et quatre sont huit.

D. JUAN

Quelle est ton occupation parmi ces arbres ?

FRANCISQUE

De prier le ciel tout le jour pour la prospérité des gens de bien qui me donnent quelque chose.

D. JUAN

Il ne se peut donc pas que tu ne sois bien à ton aise ?

fraikWsque.

llélas! monsieur, je suis dans la plus grande nécessité du monXie.

Page 1