ACTE m, SCftNE V. aa
q«itte avec même chaJeur de ce que je dois , et que je ne serai pas moins exact à vous payer Tin- JBre que le bienfait. Je ne veux point vous obliger ici à m*expliquer vos sentiments, et je vous donne la liberté de penser à loisir aux résolutions que vous avez à prendre. Vous connoissez assez la grandeur de l'offense que vous nous avez faite , et je vous fais juge vous-même des réparations qu'elle demande. Il est des mayens doux poui* nous. satisfaire; il en est de violents et de sanglants : mais enfin , quelque choix que vous fassiez, vous m'avez donné parole de me faire faire raison par don Juan; songez à me la faire, je vous prie , et vous ressouvenez que , hors d'ici , je ne dois plus qu'à mon honneur.
D. JUAN
Je n'ai rien exigé de vous, et v«us tiendrai ce que j'ai promis.
D. CARLOS
Allons, mon frère; un moment de douceur ne fait aucune injure à la sévérité de notre devoir.
234 L£ FE^TiN DE PIERRE.