‹ Répertoire du théâtre français (volume 3)Chapitre 156 sur 520 · D. JUAN,, SGANARELLE, LA VIOLETTE · texte numérisé non relu

D. JUAN,, SGANARELLE, LA VIOLETTE

RAGOTIN

D. JUAN, se mettant h table, Sganarelle , il faut songer à s'amender pourtant.

• SGANARELLE

Oui-dà.

î5o LE FESTIN DE PIERRE.

D. JUAM.

Oui, ma foi, il faut s'amender, encore vingt ou trente ans de cette vie-ci', et puis nous songerons à nous.

SGANARELLE

Oh!

D. JUAN

Qu'en dis-tu ?

SGANARELLE

Bien. Voilà le' souper.

{// prend un morceau d*un des plats <fU*on apporte, et le met dans sa bouchp. )

D. JUAN

Il me semble que tu as la jcme enflée , qu'est-ce <]ue c'est? Parle donc : qu'as-tu là ?

SGANAjlELLE.

Rien.

D. JUAN

Montre un peu. Parbleu c'est une fluxion qui lui esttombée sur la joue. Vite , une lancettepour percer cela. Le pauvre garçon n'en peut plus, et cet abcès le pourroit étouffer. Attends. Voyez comme il étoit mur. Ah ! coquin que vous êtes !...

' SGANAllELLE.

Ma foi, monsieur, je voulois voir si votre cuisinier n'avoit point mis trop d« sel ou trop de poivre.

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