ACTE IV, SCÈNE XI. aSi
D. JUAN
Allons, mets-toi là, et mange. J*ai à faire de toi, cpand j'aurai soupe. Tu as faim , à ce que je vois. SGANARELLE, sc mettant à table.
Je le crois bien, monsieur; je n ai point mangé depuis ce matin. Tâtez de cela, yoilà qui est le meilleur du monde. ( à Bagotin y qui^ à mesure que Sganarelle met quelque chose sur son assiette , la lui 6te y dès que Sganarelle tourne la tête. ) Mon assiette ! Tout doux , s*il vous plaît. Vertubleu ! petit compère , que vous êtes habile à donner des assiettes nettes! Et vous; petit la Violette, que vous savez présenter à boire à propos ! ( Pendant que la Violette donne h boire à Sgana*rellcy Ragotin été encore son assiette. )
D. JUAK.
Qui peut frapper de cette sorte ?
SGANARELLE
Qui diable nous vient troubler dans notre repas ?
D. JUAN
Je veux souper en repos au moins , et qu'on ne laisse entrer personne.
SGANABELLE.
Laissez-moi faire ; je m'y ea vais moi-même. B. JUAN, voyant revenir Sganarelle effrayé. Qu'est-ce donc ? Qu'y a-t-il ?
a52 LE FESTIN DE PIERRE.
SGANABELLE, haissatit la tête comme la statue. Le... qui est là.
D. JUAir.
Allons voir, et montrons que rien ne me sauroit ébranler.
8GANARELLE.
Ah ! pauvre Sganarelle , où te cacheras-tu ?