‹ Répertoire du théâtre français (volume 3)Chapitre 175 sur 520 · LUCRÈCE · texte numérisé non relu

LUCRÈCE

Et moi, je tiens que votre fille n'est point du tout propre pour le mariage. Elle est d'une complexion trop délicate et trop peu saine ; c'est la vouloir envoyer bientôt en l'autre monde que de l'exposer, comme elle est , à faire des enfants. Le monde n'est point du tout son fait ; et je vous conseille de la mettre dans un couvent, où elle trouvera des divertissements qui seront mieux de son humeur.

80A9ARELLE.

Tous ces conseils sont admirables, assurément; mais je les trouve un peu intéressés, et trouve que vous me conseillez fort bien pour vous. Vous êtes orfèvre, monsieur Josse; et votre conseil sent son homme qui a envie de se défaire de sa marchandise. Vous vendez des tapisseries, monsieur Guillaume ; et vous avez la mine d'avoir quelque tenture qui vous incommode. Celui que vous aimez, ma voisine, a, dit-on, quelque inclination pour ma fille ; et vous ne seriez pas fâchée de la voir femme d'un autre. Et quant à vous , ma chère nièce , ce n'est pas mon dessein , comme on sait, de marier ma fille avec qui que ce soit, et j'ai mes raisons pour cela j mais le conseil que 3. 24

17S L'AHOUR MÉDECIK.

roiu me dannez de ia faire religiease eit d'nne (émme ipii pourroit bien souhaiter charitaUejntat d'être mon bérilière universtlle. Ainsi ,

loiqae coiis vos con- . seils soient les meilleurs du monde , voas trouverei bon, s'il Toaa plaît, que je n'en Buiie aucun, (mi/.) Voilà de mes donneurs de conseils à la

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